France-Les Républicains veulent débattre du droit du sol

le , mis à jour à 12:14
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PARIS, 16 juin (Reuters) - Les Républicains, divisés sur une éventuelle remise en cause du droit du sol qui permet aux enfants d'étrangers nés en France d'acquérir la nationalité française à 18 ans, ont revendiqué mardi le droit, pour l'opposition, de débattre de tout. Nicolas Sarkozy, qui s'était dans le passé déclaré opposé à cette remise en cause, entend soumettre ce sujet aux militants LR qui tiendront une convention sur l'immigration et l'intégration, ont indiqué mardi plusieurs élus. "Aucun débat n'est tabou", a déclaré sur RTL Eric Woerth. Le délégué général en charge du projet des Républicains a dit comprendre que l'acquisition "quasi automatique" de la nationalité française "puisse choquer", "lorsqu'on naît de parents qui sont en France de façon irrégulière" par exemple. "La réflexion que nous allons mener ne consiste pas à revenir totalement sur le droit du sol", a assuré sur RFI l'une des porte-parole des Républicains, Lydia Guirous. "Nous considérons qu'il faut devenir Français par adhésion" et non "par hasard", a-t-elle expliqué. La députée LR des Yvelines, Valérie Pécresse, s'est dite favorable au maintien du droit du sol, qui fait partie "de la tradition française", mais a estimé qu'aucun sujet n'était "indigne de débat". "Aucun débat dans un parti politique ne doit être tabou et aucun débat ne doit être ficelé d'avance", a-t-elle dit sur France Inter, suggérant un passage du droit du sol automatique à "un droit du sol volontaire". L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant a souligné que Nicolas Sarkozy n'avait pas dit qu'il fallait abolir le droit du sol. "Il a dit que la question se posait", a-t-il rappelé sur Sud Radio. Reconnaissant qu'il s'agit d'un débat "sensible", Claude Guéant a estimé que ce droit pourrait être légitimement remis en cause en certains points du territoires, comme à Mayotte ou en Guyane. "Je pense que le droit du sol est profondément inscrit dans l'histoire de notre pays", a-t-il toutefois ajouté. Sur BFM TV et RMC, la ministre socialiste de la Fonction publique Marylise Lebranchu a estimé qu'en relançant ce débat, Nicolas Sarkozy cherchait "des thèmes qui se rapprochent du Front national." "Lorsqu'on ne débat pas de certains sujets, on fait le lit du Front national", lui a répondu sur RFI Lydia Guirous. (Yves Clarisse, édité par Chine Labbé)

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  • markito le mardi 16 juin 2015 à 12:09

    ce n'est pas comme si il n'y avait pas de co.nneries "profondément inscrite dans l'histoire de notre pays" ...

  • nanard83 le mardi 16 juin 2015 à 11:57

    Le problème , M Woerth , c'est que ce n'et pas " par hasard " que des milliers de femmes viennent accoucher en France ! voyez Mayotte