France-Les Radicaux de gauche menacent de quitter le gouvernement

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PARIS, 6 août (Reuters) - Les Radicaux de gauche, derniers alliés du Parti socialiste au pouvoir en France après le départ des Verts au printemps dernier, menacent de quitter le gouvernement et la majorité en raison de désaccords sur la réforme territoriale. Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a choisi de lancer sa petite bombe dans les colonnes du Nouvel Observateur en pleine trêve estivale. "Notre désaccord est grave et profond", dit-il dans l'édition de l'hebdomadaire de gauche à paraître jeudi. "Il porte principalement sur la réforme territoriale." "Je ne veux pas me conduire comme les Verts qui ne cessaient de menacer de sortir de la majorité gouvernementale. Mais sur la réforme territoriale, nous sommes très déterminés", ajoute-t-il. "Si nous ne sommes pas entendus, si nous arrivons à un point de rupture, alors là, oui, nous prendrons nos responsabilités et nous partirons du gouvernement." Le PRG compte actuellement un ministre, Sylvia Pinel, qui a remplacé l'écologiste Cécile Duflot au Logement, et deux secrétaires d'Etat, Annick Girardin au Développement et à la Francophonie et Thierry Braillard aux Sports. Selon Jean-Michel Baylet, le comité directeur du PRG a voté lors de sa dernière réunion le principe de leur démission en bloc si le parti n'obtient pas satisfaction et ce vote a été confirmé en leur présence par le bureau national du parti. Le 23 juillet, les députés PRG ont voté contre la réforme territoriale, qui réduit le nombre de régions de 22 à 13 et prévoit la suppression des conseils généraux - les assemblées départementales - d'ici 2021. Pour le président des Radicaux de gauche, cette réforme se fait dans la précipitation et sans véritable concertation avec les élus, les fonctionnaires et les populations concernés. Il critique le découpage des régions - "On fusionne par exemple les deux immenses régions que sont le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées mais on ne rattache pas la petite région des Pays-de-la-Loire à la Bretagne pour des raisons d'amitié personnelle avec le président de la République". Le PRG exige par ailleurs le maintien du conseil général dans les départements ruraux et une "plus juste représentation" de ces départements dans les conseils régionaux. "Nous n'accepterons pas, et là, ce pourrait être un motif de rupture, la suppression des départements, en tout cas dans les zones rurales", a insisté Jean-Michel Baylet sur i

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  • rodde12 le mercredi 6 aout 2014 à 23:16

    Les rad quittent le navire.