France-Les progrès liés aux réformes restent limités, selon l'UE

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    PARIS, 26 février (Reuters) - Les réformes mises en oeuvre 
par la France pour améliorer sa situation économique se sont 
majoritairement soldées par des progrès limités, notamment sur 
le marché du travail et la gestion de la dette publique, 
souligne un rapport publié vendredi par la Commission 
européenne.  
    Présenté comme "un document de travail des services de la 
Commission" ne préjugeant pas de la position officielle de 
l'exécutif européen lors des futures discussions avec Paris, ce 
rapport d'une centaine de pages dresse le bilan des difficultés 
économiques de la France et de ses progrès par rapport aux 
recommandations définies par la CE l'an dernier. 
    Le fonctionnement du marché du travail, qui "demeure peu 
satisfaisant" et "reste segmenté", constitue l'un des points 
noirs relevés par les services de la Commission, parallèlement à 
un accroissement des inégalités en matière d'éducation au cours 
de la décennie écoulée. 
    "Les demandeurs d'emploi ne se voient offrir qu'un accès 
limité à la formation; la possibilité pour les travailleurs peu 
qualifiés de suivre un apprentissage diminue et les résultats 
des jeunes en difficulté scolaires sont en baisse", peut-on lire 
dans ce document. 
    Le taux de chômage, à 10,5% en 2015, "est une conséquence 
indirecte des déséquilibres dont souffre la France" et "ne 
devrait pas diminuer à court terme", préviennent les auteurs du 
rapport, en qualifiant de "déterminantes" la mise en oeuvre de 
la réforme annoncée du code du travail et celle du système 
d'assurance chômage.  
    Le niveau élevé de la dette publique constitue un autre 
motif de déception pour les services de l'exécutif européen, qui 
estiment qu'elle "pourrait constituer une source de risques non 
négligeables pour l'avenir". 
    "Des efforts d'assainissement importants devront être 
consentis dans les prochaines années pour réduire le déficit et 
le niveau élevé de la dette publique", relèvent-ils, en 
rappelant que depuis le début de la crise, la France a été plus 
lente que le reste de la zone euro dans la réduction de son 
déficit.        
    Ce rapport décerne malgré tout quelques bons points à la 
France, estimant que des "progrès substantiels" ont été 
enregistrés l'an dernier sur la soutenabilité à long terme des 
régimes de retraite complémentaire et dans la mise en oeuvre de 
mesures visant à réduire le coût du travail, notamment dans le 
cadre du pacte de responsabilité. 
    "Comme la reprise dans l'UE reste fragile, la Commission 
encourage les États membres à continuer à réformer leurs 
économies et à remédier aux déséquilibres macroéconomiques 
persistants", note le commissaire chargé des Affaires 
économiques et sociales, le Français Pierre Moscovici, dans un 
communiqué accompagnant le rapport.  
    Outre la France, dix-sept autres Etats membres ont fait 
l'objet d'un tel rapport. 
 
 (Myriam Rivet, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • janaliz le vendredi 26 fév 2016 à 20:36

    quelles réformes ? Pas une depuis 2012. Ah si, j'oubliais, le mariage. C'est certain que cela a beaucoup relancer l'activité économique...

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