France-Les policiers pourront porter leur arme hors service

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PARIS, 19 novembre (Reuters) - Les policiers qui le souhaitent pourront porter leur arme en dehors de leurs heures de service pendant l'état d'urgence, qui devrait être prolongé de trois mois après la série d'attaques meurtrières à Paris et à Saint-Denis, a annoncé jeudi le porte-parole de la police nationale. Les policiers volontaires pourront le faire "pour leur permettre de se protéger voire de protéger bien évidemment la population quand ils sont hors service dans des lieux publics qu'on peut tous imaginer", a dit Jérôme Bonnet, porte parole de la police nationale, sur BFM TV. Une note en ce sens de la Direction générale de la police nationale devait être envoyée jeudi à l'ensemble des services, selon France inter, qui a révélé l'information. "C'était une demande des organisations syndicales, [qui va permettre] à tous les policiers sur leurs trajets domicile travail de pouvoir utiliser leur arme et, quelque part, d'être une force supplémentaire en dehors des heures de service", a dit sur ITELE Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure. "C'est un signal qu'on envoie à la population, que dans leurs transports en commun ou piéton il peut y avoir des policiers autour d'eux qui auront une arme et qui pourront être amenés à intervenir même s'ils sont dans un temps de repos", a-t-il souligné. "Il y aura une condition, c'est qu'il faudra qu'on ait un brassard police pour pouvoir être repérés bien entendu pour éviter les confusions avec des collègues en service qui pourraient être amenés à intervenir et c'est un message envoyé aux terroristes potentiels de savoir que, y compris dans des lieux publics, ils n'auront pas à s'attendre qu'à voir des policiers en tenue mais aussi des policiers sur leur temps de repos." Outre le port d'un brassard, les policiers volontaires devront également avoir fait au minimum une séance de tir réglementaire et avoir avisé la hiérarchie, selon France Inter. Mardi, Manuel Valls avait ouvert la voie à des discussions sur cette question tout en soulignant que le port d'armes de policiers hors service n'aurait pas permis d'éviter les attaques de vendredi. "Je ne doute pas que ce type de discussion peut avoir lieu avec le ministre de l'Intérieur (...) mais ne laissons pas croire que c'est ça qui aurait permis par exemple de traiter autrement l'attaque de vendredi soir au Bataclan notamment", avait dit le Premier ministre sur France Inter. L'état d'urgence a été décrété par François Hollande le 13 novembre au soir après les attentats qui ont fait au moins 129 morts à Paris et à Saint-Denis. Le projet de loi prolongeant l'état d'urgence doit être examiné jeudi à l'Assemblée nationale et vendredi au Sénat. (Marine Pennetier)

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  • wanda6 le jeudi 19 nov 2015 à 10:33

    Il faut s’attaquer à la racine du problème ! Les fonctionnaires sont protégés ( armes, garde du corps pour les politiciens et leurs proches ) et nous ? Nous avons le droit à payer et mourir…

  • M4484897 le jeudi 19 nov 2015 à 09:48

    Mais porter un flingue ne suffit pas il faut aussi pouvoir s'en servir , ainsi en présence d'un type armé, même de dos, ne pas avoir a téléphoner pour ouvrir le feu avant et ne pas confondre un chasseur de palombes avec un braqueur

  • M4958114 le jeudi 19 nov 2015 à 09:43

    et bien déjà qu'ont as des cow-boy dans notre département vas falloir rentrer les oreilles !

  • M4484897 le jeudi 19 nov 2015 à 09:21

    Il faudrait leur organiser des séances de bi-athlon, ce sport exigeant qui combine effort physique intense et séance de tir a cinquante mètres (cible "couché" diamètre 40 mm!)

  • M4484897 le jeudi 19 nov 2015 à 09:19

    Une bonne chose? Peut être mais il faudrait, également pour la police nationale, plus d'une séance annuelle de huit cartouches pour l'entraînement au tir et un minimum de six dans un blason de trente