France-Les opposants à la loi Travail ne veulent rien lâcher

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    * Faibles perturbations dans les transports 
    * Les syndicats anti-loi Travail veulent croire à un nouvel 
élan 
 
    PARIS, 28 avril (Reuters) - Pour la quatrième fois en moins 
de deux mois, la huitième en comptant les mouvements de jeunes, 
sept syndicats appellent à manifester jeudi en France pour 
réclamer le retrait de la loi Travail, qui sera débattue à 
partir de mardi à l'Assemblée. 
    Le mouvement, qui avait réuni 390.000 personnes le 31 mars, 
selon la police, et 1,2 million d'après les organisateurs, avait 
nettement reflué le 9 avril selon le ministère de l'Intérieur, 
qui avait dénombré 120.000 manifestants. 
    Les syndicats, qui manifesteront de nouveau le 1er mai, 
espèrent cependant un nouvel élan. 
    Le niveau des défilés de jeudi sera scruté de près par le 
gouvernement, qui compte sur une démobilisation après avoir 
débloqué entre 400 à 500 millions d'euros de mesures en faveur 
des jeunes. 
    Les perturbations dans les transports restaient limitées, 
quarante-huit heures à peine après une grève des cheminots 
défendant leurs conditions de travail. 
    Selon la SNCF, plus de 90% des trains devaient circuler sur 
l'ensemble du pays, avec un trafic normal sur les lignes 
internationales, les TGV, ou encore le RER A et D en région 
parisienne. Seul le RER B devait être perturbé. 
    En revanche, 20% des vols étaient annulés au départ et à 
l'arrivée d'Orly, a annoncé la direction générale de l'Aviation 
civile (DGAC). 
     
    PAS D'ESSOUFFLEMENT POUR FO 
    La mobilisation contre la loi Travail ne "s'essouffle pas 
parce qu'il y a de vrais problèmes sur cette loi", a estimé 
jeudi Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, 
sur France Info.  
    "A Paris, il y aura vraisemblablement moins de jeunes 
puisque ce sont les vacances scolaires. Mais je pense que ce 
sera une bonne journée de mobilisation", a-t-il ajouté. 
    La contestation anti-loi Travail s'est élargie depuis le 31 
mars avec le mouvement "Nuit debout" qui continue d'occuper la 
place de la République à Paris, et le conflit à la SNCF dû à 
l'ouverture à la concurrence, qui pourrait se durcir. 
    Face à la levée de boucliers suscitée par la première 
version du texte, le 14 mars, le gouvernement en a supprimé les 
mesures les plus contestées. Mais François Hollande a affirmé 
que le texte lui-même ne serait pas retiré.  
    Parallèlement, les députés ont modifié en commission 
plusieurs dispositions dans un sens plus favorable aux salariés, 
sans pour autant convaincre certains "frondeurs" socialistes. 
    Les syndicats opposés au projet contestent sa philosophie 
même, notamment "l'inversion de la hiérarchie des normes" 
permettant à un accord d'entreprise de primer sur un accord de 
branche. "C'est un facteur d'inégalités et de précarité", a dit 
Jean-Claude Mailly. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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