France-Les écologistes dénoncent le "chantage" du référendum PS

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PARIS, 12 octobre (Reuters) - Le "chantage au rassemblement" de la gauche mené par le Premier secrétaire du Parti socialiste traduit une "forme de panique" et envoie un très mauvais signal aux électeurs, a déclaré lundi la secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Dans une lettre ouverte au dirigeant socialiste, Emanuelle Cosse estime que la "stratégie de stigmatisation" du PS "augmente les chances de victoire de la droite et de l'extrême droite" au deuxième tour. "En temps de crise démocratique, escamoter le débat politique me paraît ainsi contradictoire avec l'objectif de responsabilité que vous exigez de vos partenaires", écrit-elle. Jean-Christophe Cambadélis a décidé d'organiser un référendum le week-end prochain pour demander au "peuple de gauche" s'il est favorable ou pas à l'unité pour les élections régionales de décembre. Il espère ainsi peser sur les autres forces de gauche, comme EELV et le PCF, qui ne souhaitent l'unité qu'au second tour, alors que lui-même voudrait l'obtenir dès le premier. "La gauche veut l'unité, il n'y a aucune raison que nous soyons divisés dans les régions que nous gouvernons ensemble depuis près de quinze ans", a répété Christophe Cambadélis lundi sur France Inter. Mais son initiative ne fait pas l'unanimité au sein du PS où nombre de militants traînent les pieds et redoutent un non événement. Selon Le Monde, daté du 10 octobre, certaines sections n'organiseront pas de vote. Les frondeurs, qui ont lancé un contre-référendum, ironisent sur le fait que, pour rassembler la gauche, le plus efficace serait de "mener une politique de gauche". Le PS a prévu 5.000 urnes réparties dans un minimum de 2.000 points de vote. Signe d'une difficulté à mobiliser, Jean-Christophe Cambadélis a revu à la baisse la participation attendue, évoquant lundi 200.000 votants, contre 300.000 auparavant. "Nous espérons sauver le maximum de régions" face à la droite "qui veut défaire ce que nous avons fait", car "elle estime que notre politique est trop largement solidaire", a-t-il dit. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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