France-Les deux pilotes qui ont fui Saint-Domingue détenus

le , mis à jour à 18:58
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* Les pilotes seront entendus par une juge à Marseille * L'attaché parlementaire de Jean-Marie Le Pen Impliqué? (Actualisé avec membre du commando) PARIS, 2 novembre (Reuters) - Les deux pilotes français qui ont fui la semaine dernière la République dominicaine, où ils avaient été condamnés pour trafic de drogue, ont été interpellés lundi dans le Rhône et en Isère, ont annoncé leurs avocats. Bruno Odos et Pascal Fauret, qui nient les faits qui leur sont reprochés, ont été ensuite présentés l'un et l'autre à un juge des libertés et de la détention à Lyon et à Grenoble, puis placés en détention provisoire, a précisé le parquet de Lyon. Ils seront entendus très prochainement par une juge d'instruction de Marseille. Les deux hommes ont été condamnés en première instance en août dernier à 20 ans de prison à Saint-Domingue. Ils avaient été laissés libres en attendant leur procès en appel et ont réussi à quitter l'île des Caraïbes dans des conditions rocambolesques, avec l'aide notamment d'anciens militaires. Leurs avocats français ont dénoncé ces arrestations alors que les deux hommes avaient dit venir se mettre à la disposition de la juge d'instruction marseillaise qui enquête depuis 2013 sur ce dossier. "On avait demandé qu'on nous convoque mais il a fallu que les mauvaises habitudes l'emportent. C'est pathétique", a dit sur iTELE Eric Dupont-Moretti, l'un des avocats des pilotes. "MON MARI N'EST PAS UN CRIMINEL" "Je ne pensais pas qu'on allait avoir la police à la maison. Mon mari n'est pas un criminel, il attendait la convocation de la juge", a regretté sur la même chaîne Sabine Fauret, l'épouse d'un des deux pilotes. Le procureur général de la République dominicaine, Francisco Dominguez Brito, a annoncé avoir demandé un mandat d'arrêt international contre les deux pilotes. "La fuite des pilotes est une preuve supplémentaire de leur culpabilité", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse donnée à Saint-Domingue. "Une personne qui se considère innocente ne tente pas d'échapper à la justice." Le ministère des Affaires étrangères a assuré que la France n'était pas impliquée dans l'exfiltration des deux pilotes. Les deux hommes étaient les pilotes d'un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l'aéroport de Punta Cana avec 680 kilos de cocaïne à son bord. Deux autres Français condamnés aux côtés des pilotes restent en République dominicaine. Selon France 2, l'assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen, Pierre Malinowski, faisait partie du commando qui a organisé la fuite des deux pilotes. Joint par la chaîne, Pierre Malinowski a confirmé sa participation à l'opération, par "solidarité militaire", et affirme n'avoir touché "aucun centime". Il figure sur une photo diffusée par BFM TV et montrant la fuite des pilotes en pleine mer à bord d'une vedette. L'eurodéputé du Front national Aymeric Chauprade a reconnu s'être trouvé sur place et avoir "réservé" un hélicoptère qui n'a cependant pas été utilisé et aurait pu servir de leurre. Dans un autoportrait diffusé par le blog "Paroles d'actu", Pierre Malinowski dit être le fils d'un historien spécialiste de la Grande Guerre et s'être engagé à 17 ans dans la Légion étrangère. Il précise avoir adhéré en 2013 au Front national. (Gérard Bon avec Catherine Lagrange à Lyon, édité par Sophie Louet)

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