France-Les centristes font de la résistance face à Sarkozy

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* Bayrou (MoDem) rejette la logique de parti unique de l'UMP * Jégo (UDI) dit non a des primaires organisées par l'UMP PARIS, 21 septembre (Reuters) - Les dirigeants centristes ont affiché dimanche leur volonté d'indépendance face à l'ambition déclarée de Nicolas Sarkozy de rassembler sous sa bannière la droite et le centre-droit dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017. Le président du MoDem, François Bayrou, qui concluait l'université de sa formation à Guidel (Morbihan), a ainsi rejeté toute soumission du centre à l'UMP, fût-elle réformée, et toute logique de "parti unique". "Ce qui est annoncé, dans la déclaration de Nicolas Sarkozy, c'est une tentative de plus de fusion-absorption du centre dans une réédition de l'UMP", a-t-il déclaré. "La politique française a besoin de tout sauf d'un parti unique. La vie politique française a le plus grand besoin d'échapper à la main-mise d'un appareil unique" et aux dérives "imposées depuis des années" par "le monopole du PS et de l'UMP", a ajouté François Bayrou. Il s'est présenté en garant de l'indépendance du centre et d'un pluralisme "expression élémentaire de la démocratie". "La vocation du grand courant démocrate et républicain du centre français ce n'est ni la disparition, ni la soumission, ni la mise aux enchères, c'est la liberté et l'indépendance pour que triomphent, non pas les intérêts de camps et de clans, mais l'intérêt général et le bien commun." "Si on voulait limiter le débat à l'affrontement entre ce qui est aujourd'hui l'échec du PS et ce qui fut hier l'échec de l'UMP, alors on donnerait au Front national le monopole de la protestation et de la contestation. C'est le plus beau cadeau à lui faire", a ajouté le président du MoDem. "Nous sommes ceux qui pouvons et devons empêcher cette simplification mortifère." JÉGO (UDI) DIT NON À DES PRIMAIRES UMP Yves Jégo, candidat à la présidence de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), a pour sa part déclaré sur Radio J qu'il ne croyait pas à l'"homme providentiel" et a défendu, lui aussi, l'idée d'une opposition pluraliste. "On ne peut pas résumer l'opposition à Nicolas Sarkozy. L'opposition existera si elle est pluraliste (...) si elle est capable de parler à tous les Français et pas seulement aux Français de la droite conservatrice", a-t-il dit. "Je suis pour un modèle politique différent, pour un modèle politique qui ne soit pas fondé sur l'ambition d'un seul ou sur la volonté de vengeance d'un seul", a-t-il ajouté. Il a estimé que si l'élection présidentielle de 2017 se jouait de nouveau, comme en 2012, entre Nicolas Sarkozy, l'actuel chef de l'Etat François Hollande et la présidente du Front national, Marine Le Pen, il fallait craindre le pire. Interrogé sur les premières escarmouches entre Nicolas Sarkozy et ses principaux rivaux au sein de l'UMP, Yves Jégo a jugé la "machine à querelles" relancée et la droite "la plus bête du monde" de retour. "Cette droite chamailleuse, cette droite des ambitions (...) est une droite qui ne regagnera pas les élections", a-t-il dit. Il a enfin estimé que l'UDI de devait pas participer à des primaires organisées par l'UMP. Si primaire il y a pour désigner un candidat de la droite et du centre, elle devra répondre à trois conditions pour que l'UDI puisse éventuellement y prendre part, a-t-il précisé. "La première est qu'elle soit organisée de façon neutre, c'est-à-dire pas par la seule UMP, la deuxième est qu'elle soit ouverte à tous les Français de l'opposition et pas seulement aux militants de l'UMP et la troisième est qu'elle rassemble tous les candidats, de François Bayrou à Nicolas Sarkozy." (Emmanuel Jarry)

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  • frk987 le dimanche 21 sept 2014 à 18:05

    Ils ont pris l'habitude de voter socialo, qu'ils continuent.....