France-Les camps de Calais et Grande-Synthe moins peuplés

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    LILLE, 28 janvier (Reuters) - Les camps de migrants du nord 
de la France ont vu leur population baisser de manière 
importante depuis un mois, résultat des mesures prises pour 
empêcher le passage au Royaume-Uni et des solutions offertes par 
les autorités.  
    Le camp de migrants de Grande-Synthe, à proximité de 
Dunkerque (Nord), abrite désormais 1.900 personnes, soit 700 de 
moins en quelques semaines, a annoncé jeudi la préfecture. 
    "220 d'entre eux ont demandé l'asile, 310 ont rejoint un 
centre d'accueil et d'orientation ", a-t-elle poursuivi, 
ajoutant que "300 places de mise à l'abri" sont disponibles pour 
les urgences humanitaires. 
    La préfecture évoquait en décembre la présence d'environ 
2.600 migrants sur le site de Grande-Synthe mais des 
associations humanitaires estimaient ce nombre minoré. 
    A Calais, où vivent désormais 4.000 personnes, environ 2.000 
migrants ont, d'après la préfecture, accepté depuis la fin 2015 
le déplacement vers un centre d'hébergement dans d'autres 
régions que le Nord Pas-de-Calais Picardie. 
    Le préfet du Nord se félicite dans son communiqué publié 
jeudi de la mobilisation des services de l'Etat et des 
associations "pour proposer des solutions individuelles à toutes 
les personnes migrantes, afin qu'elles quittent le camp de 
Grande-Synthe et qu'elles puissent construire leur avenir". 
    Depuis plusieurs semaines, les services de l'Etat ont 
intensifié le dialogue avec les migrants pour leur proposer "de 
demander l'asile et/ou d'être hébergés sans aucune condition, 
dans un centre d'accueil et d'orientation sur l'ensemble du 
territoire national", précise la préfecture. 
    Les délégués de l'Office français de protection des réfugiés 
et apatrides (Ofpra) et les bénévoles d'association relaient ce 
message dans la "jungle" de Calais et à Grande-Synthe, un 
terrain vague boueux occupé surtout par des Kurdes. 
    Médecins sans frontières et la mairie de Grande-Synthe ont 
annoncé la construction d'un nouveau camp aux normes 
internationales sur le site. 
    Cette réduction du nombre de migrants est aussi due aux 
mesures de protection, dont des barrières financées par le 
Royaume-Uni, prises pour empêcher l'accès au site d'Eurotunnel 
et du port de Calais, et donc le départ vers le Royaume-Uni. 
    La Belgique, dont la côte est toute proche, s'inquiète de 
voir les migrants se déplacer vers son territoire. Depuis le 
mois de décembre, la police belge a interpellé des centaines de 
migrants en séjour illégal près du port de Zeebrugge. 
    Le Premier ministre belge Charles Michel a écrit cette 
semaine à son homologue français Manuel Valls pour lui demander 
des "propositions concrètes" afin de trouver des solutions. 
    Les deux hommes doivent de rencontrer lundi prochain à 
Bruxelles, en marge d'une réunion européenne. 
    A Calais, les autorités locales restent en alerte. 
    Le président de la région du grand Nord, Xavier Bertrand, a 
exhorté lundi François Hollande à se déplacer en personne à 
Calais, avec ses ministres, pour comprendre la situation dans la 
ville, où la tension entre les habitants et les migrants. 
     
 
 (Pierre Savary, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • a.lauver le jeudi 28 jan 2016 à 16:58

    enfin une courbe qui s'inverse :o) mais bon ne rêvons ils sont peut etre plus a Calais mais en France c'est sur