France-Les attentats ont influé sur les chiffres de la délinquance

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    PARIS, 28 janvier (Reuters) - Le nombre des homicides a 
fortement augmenté en 2015 en France en raison des attentats 
djihadistes ayant frappé Paris en janvier et en novembre mais 
les vols et les cambriolages ont baissé, a annoncé jeudi Bernard 
Cazeneuve. 
    Tous les chiffres pour 2015 ont été impactés par les deux 
vagues d'attaques qui ont fait 147 morts au total à Paris, a 
expliqué le ministre de l'Intérieur en présentant les chiffres 
de la délinquance. 
    Les semaines qui ont suivi les attentats ont été à chaque 
fois marquées par une baisse de la délinquance, une forte 
présence policière ayant sans doute dissuadé les malfaiteurs. 
    Bernard Cazeneuve a souligné que la hausse de 16,1% des 
homicides en 2015, soit 149 homicides supplémentaires, 
correspondait "presque exactement au nombre des victimes des 
attentats terroristes qui ont été commis sur notre sol". 
    Sur l'ensemble de l'année, les vols avec armes ont baissé de 
13,7% et les vols sans violence de 1,4%. Les vols de véhicules 
ont baissé (-0,9%), de même que les cambriolages (-0,9%). 
    Le ministre a relevé quelques points noirs, dont la hausse 
de 2,2% des coups et blessures volontaires ou des violences 
dites non crapuleuses (+13%) qui sont souvent intrafamiliales. 
    Bernard Cazeneuve a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas 
baisser la garde face à la menace terroriste. 
    "L'année 2016 présente autant de risques que 2015, la menace 
terroriste est toujours présente, elle est au moins aussi grave 
voir plus qu'au mois de novembre", a-t-il dit. 
    Bernard Cazeneuve a également confirmé le niveau toujours 
aussi élevé des actes antisémites (806,-5,3%) et le bond des 
actes antimusulmans, qui ont triplé (429, +223%). 
    Bernard Cazeneuve s'est appuyé pour la première fois sur les 
indicateurs du nouveau service statistique lancé en octobre 
dernier pour mettre fin à la "politique du chiffre" voulue, 
selon lui, sous le précédent quinquennat par Nicolas Sarkozy.  
    Le nouveau Service statistique ministériel de la sécurité 
intérieure (SSM) intègre les données enregistrées par la police 
et la gendarmerie mais "dans le champ labellisé de la 
statistique publique", avec des experts de l'Insee. 
     Ces nouveaux chiffres ne reflètent toutefois pas l'ensemble 
de la réalité de l'insécurité, car seuls neuf domaines ont été 
retenus contre une quarantaine auparavant. Ils ne prennent pas 
en compte les viols, les actes de vandalisme, les saisies de 
drogue ou les délits économiques et financiers. 
 
 (Gérard Bon) 
 
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