France-Le suspect de Valence téléchargeait des images islamistes

le , mis à jour à 20:54
2
 (Actualisé avec nouvelles déclarations du procureur) 
    VALENCE, Drôme, 2 janvier (Reuters) - De la propagande 
djihadiste a été trouvée dans l'ordinateur du conducteur qui a 
foncé sur des militaires devant la mosquée de Valence, vendredi, 
mais rien ne prouve à ce stade qu'il soit lié à des 
organisations terroristes, a déclaré samedi le procureur de 
Valence. 
    L'homme, un Français d'origine tunisienne âgé de 29 ans, a 
été interrogé samedi à l'hôpital où il est en garde à vue après 
avoir été touché à un bras et aux jambes de trois balles tirées 
par les militaires, déployés dans le cadre de l'opération 
Sentinelle.  
    "L'exploitation de son ordinateur a permis la découverte 
d'images de propagande djihadiste", a déclaré à Reuters le 
procureur Alex Perrin.  
    "Ce sont des images que l'on peut télécharger, ça date de 
quelques semaines. Mais ce ne sont pas les images les pires,  
plutôt des slogans belliqueux", a-t-il ajouté. 
    Pour le magistrat, "cela montre que c'est quelqu'un de 
sensible à ça mais ne prouve pas qu'il ait des connexions avec 
des organisations terroristes". 
    Auparavant, le procureur avait indiqué lors d'un point de 
presse que les enquêteurs ne disposaient d'aucun élément 
laissant penser qu'il s'agissait d'un acte terroriste et qu'en 
conséquence la section antiterroriste du parquet de Paris ne 
s'était pas saisie du dossier. 
    "En l'état des vérifications (...), nous n'avons rien trouvé 
sur lui, dans son véhicule, à son domicile qui puisse nous 
rattacher à un réseau terroriste ou une action terroriste", 
a-t-il dit.  
     
    "COMPORTEMENT SOLITAIRE" 
    "Rien ne nous renvoie sur d'autres personnes, ou de sa 
famille ou des tiers, et notamment rien ne nous renvoie sur une 
appartenance à un réseau quel qu'il soit", a-t-il poursuivi, en 
soulignant que, "pour l'instant, on est vraiment dans ce qui 
nous semble être un comportement solitaire". 
    Alex Perrin, a précisé que l'homme, qui aurait crié "Allah 
est grand" en fonçant à trois reprises sur les militaires, dont 
trois ont été blessés, n'était pas connu des services de police. 
    "Lorsqu'il a été pris en charge par les services de secours, 
il a tenu des propos assez confus indiquant qu'il souhaitait 
tuer des militaires parce les militaires tuaient des gens (...) 
et, d'autre part, qu'il souhaitait se faire tuer par des 
militaires", a-t-il expliqué. 
    L'individu résidait à Bron, ville de la banlieue lyonnaise 
dont il fréquentait la mosquée, et était venu voir sa 
belle-famille à Valence. 
    Entendue par les policiers, son épouse "a été étonnée de ce 
passage à l'acte (...) sur lequel il n'avait pas manifesté de 
volonté, d'intention particulière", a encore dit le procureur, 
précisant en outre que ses premiers contacts avec les enquêteurs 
"n'ont pas montré quelqu'un qui présenterait un déséquilibre 
mental". 
    Une vingtaine de militaires sont déployés à Valence, où ils 
patrouillent entre les lieux de culte et les bâtiments des 
institutions locales, dans le cadre du dispositif Sentinelle mis 
en place après les attentats de janvier et renforcé à la suite 
de ceux du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. 
 
 (Arnaud Grange, avec Yann Le Guernigou à Paris, édité par Guy 
Kerivel) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • nayara10 il y a 11 mois

    Le dénie de la réalité...............................

  • delapor4 il y a 11 mois

    Surtout pas d'amalgames !