France-Le suspect dans l'affaire Méric remis en liberté

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PARIS, 2 septembre (Reuters) - Esteban Morillo, le jeune skinhead poursuivi après le décès à Paris du militant d'extrême gauche Clément Méric, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, a-t-on appris mardi auprès de son avocat, Me Patrick Maisonneuve. Le jeune militant avait été mis en examen le 8 juin 2013 et écroué pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Des proches du groupuscule d'extrême droite radicale Troisième voie et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) ainsi que des militants antifascistes s'étaient croisés trois jours auparavant de manière fortuite. La bagarre avait causé la mort de Clément Méric, un étudiant de 18 ans militant dans un groupe antifasciste. Les skinheads ont affirmé avoir été attaqués les premiers, ce que contestent les proches de Clément Méric. Esteban Morillo avait quelques mois plus tard refusé que son nom soit associé aux groupuscules qui manifestaient ou récoltaient des dons en sa faveur. "Esteban Morillo entend se défendre seul, sur les faits et rien que les faits. Il ne veut pas être le porte-drapeau de groupes qui se sont déjà manifestés dans cette affaire", avait déclaré Patrick Maisonneuve. A la suite de cette affaire, le gouvernement avait décidé en juillet 2013 de dissoudre les groupes d'extrême droite "Troisième voie" et "Jeunesses nationalistes révolutionnaires". (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M4888303 le mardi 2 sept 2014 à 18:48

    Et la Justice le relaxera pour cause de légitime défense car il semble bien que ce soit son groupe qui ait été aggressé! Lui avait le tort d'etre un"costaud" cognant fort.

  • birmon le mardi 2 sept 2014 à 18:30

    Dans cette bagarre il est évident que les responsabilités sont au moins partagées. l'étudiant chétif qui trouvait sa force dans l'expression brutale de son groupe anti-fasciste était avant tout un extrémiste qui voulait en découdre physiquement. Celui qui a été arr^té n'était certainement pas meilleur que lui, seulement plus costaud mais il était d'extrême droite ce qui a fait du mort un martyr.