France-Le sort de GM&S Industry scellé mercredi

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 (Actualisé avec des détails sur le nouveau repreneur §§ 5-7) 
    PARIS, 23 mai (Reuters) - Le tribunal de commerce de 
Poitiers (Vienne) se prononcera mercredi sur l'éventuelle 
liquidation de l'équipementier GM&S Industry qui avait bénéficié 
vendredi de l'appui du ministre de l'Economie, selon les 
délégués syndicaux.  
    "Le tribunal est en délibéré", a indiqué mardi le délégué 
CGT Vincent Labrousse à Reuters à la sortie de l'audience, où se 
sont retrouvés les représentants des salariés, ceux de la région 
et les créanciers.  
    "On a bon espoir, mais on ne peut rien prédire", a-t-il 
ajouté. 
    Les salariés espèrent que le tribunal accordera une 
prolongation du redressement judiciaire d'au moins six mois pour 
donner le temps aux deux repreneurs industriels potentiels, GMD 
et Magneto, de formuler une offre.  
    Un repreneur du secteur financier a également fait part de 
son intérêt, a déclaré à Reuters Eric Correia, conseiller 
régional de Nouvelle-Aquitaine.  
    Cette entreprise, dont l'élu n'a pas voulu donner le nom, 
serait prête à conserver au moins 240 emplois sur les 277 que 
compte le site.  
    "Il faut travailler pour les 10 ans qui viennent, et ce 
n'est peut-être pas la vision d'un groupe financier", a 
toutefois estimé Eric Correia. 
    Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui avait fait de 
ce dossier une "priorité" du nouveau gouvernement, avait reçu 
les délégués syndicaux dans ses bureaux vendredi pour discuter 
du sort de l'équipementier.  
    Il a ensuite contacté le PDG de Renault  RENA.PA , Carlos 
Ghosn, et le président du directoire de PSA  PEUP.PA , Carlos 
Tavares, pour les inciter à passer des commandes. A eux deux, 
les constructeurs automobiles représentent les deux tiers du 
chiffre d'affaires de l'entreprise.   
    Renault s'est engagé dimanche à augmenter ses commandes de 
10 à 12 millions d'euros, et PSA de les doubler pour les porter 
à 10 millions d'euros.  
    "Ces engagements permettront d'atteindre un niveau de 
chiffre d'affaires sur 2017 proche de 25 millions d'euros, et 
rendent possible la continuité de l'exploitation et la poursuite 
des discussions sur la reprise de l'entreprise", avaient indiqué 
les équipes de Bercy dans un communiqué dimanche.  
    "Ç'a été dans le bon sens, mais c'est encore insuffisant", 
selon Vincent Labrousse. "Il n'y a pas eu d'efforts 
significatifs de la part (des constructeurs automobiles)."   
 
 (Caroline Pailliez et Gilles Guillaume, édité par Simon 
Carraud) 
 

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