France : le scénario 2015-2017 vu par Bercy

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Le gouvernement français estime que les principaux indicateurs macroéconomiques devraient s'améliorer ou se stabiliser d'ici 2017.
Le gouvernement français estime que les principaux indicateurs macroéconomiques devraient s'améliorer ou se stabiliser d'ici 2017.

Michel Sapin a présenté ce matin à Bercy le budget de l'Etat pour 2015 et ses perspectives jusqu'en 2017. Le gouvernement confirme ses objectifs, jugés optimistes par la plupart des économistes.

Le gouvernement est convaincu d'un retour progressif de la croissance. Alors que l'année 2014 devrait aboutir à une hausse de seulement 0,4% du PIB, la prévision de croissance confirmée ce matin par Bercy est de 1,0% pour l'année 2015. Ce chiffre devrait ensuite s'améliorer jusqu'à atteindre 1,9% en 2017, dernière année de l'actuel mandat de François Hollande.

Vers une stabilisation de la dette ?

Quant à la dette publique, celle-ci continuera d'augmenter. Atteignant actuellement 95,1% du PIB, elle devrait arriver à 97,2% au cours de l'année 2015. Le gouvernement table sur le fait que la reprise de la croissance, associée à une diminution du déficit public à partir de 2016, devrait permettre de stabiliser le ratio de dette/PIB d'ici 2017, évitant ainsi de dépasser le seuil symbolique des 100%.

Michel Sapin a également rappelé ce matin que les faibles taux d'emprunt de la France sur les marchés, permettant de diminuer en moyenne les charges d'intérêts de la dette, justifieraient une meilleure maîtrise du déficit et de la dette dans les années à venir.

50 milliards d'économies publiques

Les dépenses publiques devraient quant à elles baisser progressivement. Situées depuis 2009 à environ 56% du PIB, elles devraient baisser à 55,5% puis 54,5% en 2016 et 2017. Des chiffres ambitieux en considérant que 1% du PIB français représente environ 20 milliards d'euros. Ces prévisions traduisent ainsi le plan de 50 milliards d'euros d'économies envisagées par le gouvernement d'ici la fin du mandat présidentiel.

Le détail des 20 premiers milliards d'euros d'économies a été présenté ce matin. Près de la moitié du montant (9,6 milliards) proviendra de baisses de dépenses de la sécurité sociale. Viennent ensuite les économies des dépenses d'Etat (7,7 milliards) et des collectivités locales (3,7 milliards).

Xavier Bargue

Près de la moitié des économies budgétaires proviendra de la baisse des dépenses de s&eacu
Près de la moitié des économies budgétaires proviendra de la baisse des dépenses de sécurité sociale.

Consultez le projet de loi des finances 2015 publié par le ministère de l'économie :

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  • dupon666 le jeudi 16 oct 2014 à 13:00

    j'ai mis Ces previsions de cote pour rigoler en 2017

  • UTPierre le mercredi 1 oct 2014 à 17:42

    Ce qui est malin c'est d'expliquer le role positif des taux d'interet incroyablement bas auxquels la France emprunte aujourd'hui. Parce que ca lui permet de prendre position pour utiliser la remontee des taux comme la prochaine excuse bidon quand ils vont remonter...

  • dcabon le mercredi 1 oct 2014 à 17:18

    Si on arrêtait un peu la méthode Coué. Il est incroyable que le jour où le gouvernement annonce une croissance de 1% pour 2015, le Haut Conseil des Finances Publiques mette ce chiffre en doute. Alors de deux choses l'une : ou nous payons grassement des inutiles qui siègent au Haut Conseil, ou nous nous faisons complètement enfumé par le gouvernement qui se fout des avis des conseillers. Je crains que la deuxième hypothèse ne soit la bonne ... et peut-être aussi un peu la 1ère !!!

  • b26crest le mercredi 1 oct 2014 à 16:58

    qui croit encore aux prévisions gouvernementales ?

  • mlemonn4 le mercredi 1 oct 2014 à 16:54

    Scénario catastrophe dans les 2 ans, car ils n'ont toujours pas compris que plus personne ne croit au politique et qu'il y a une défiance générale envers eux; ce qui bloque toutes les initiatives, notamment l'investissement privé; les derniers résistants en ont marre de prendre des risques et de se faire tondre avec rétrocativité fiscale et jeter au loup lorsqu'il y a échec; tout cela pour nourrir une kyrielle de privilégiés et planqués de fonctionnaires d'élites qui se gavent depuis 40 ans

  • Alananas le mercredi 1 oct 2014 à 16:53

    Et puis dans un an, tonton Sapin où un autre socialiste (parce que on les aura jusqu'au bout), viendra nous expliquer que les objectifs n'ont pas été tenus à cause de l'inflation, d'une mauvaise conjoncture, de l'Europe, de la météo, que sais-je.