France-Le Roux, Ménard déclenchent la polémique après Bruxelles

le
1
    PARIS, 22 mars (Reuters) - Le président du groupe socialiste 
Bruno Le Roux et le maire de Béziers Robert Ménard, soutenu par 
le Front national, ont été accusés de récupération politique 
mardi après les explosions de Bruxelles. 
    "Attentats terroristes et protection de notre pays, la 
droite sénatoriale qui bloque la révision constitutionnelle est 
irresponsable", a tweeté Bruno Le Roux moins d'une heure après 
le début des attaques dans la capitale belge. 
    Il faisait référence au vote attendu dans l'après-midi des 
sénateurs qui devaient se prononcer en vote solennel sur le 
projet de loi de révision constitutionnelle et sonner 
vraisemblablement le glas du texte.   
    Le président des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno 
Retailleau, a aussitôt dénoncé sur Twitter la "pitoyable 
réaction" de Bruno Le Roux "qui reproche au Sénat de respecter 
les engagements de Hollande à Versailles." 
    Devant le groupe LR au Sénat, Nicolas Sarkozy a jugé Bruno 
Le Roux "indigne". "Nous avions dit que nous étions prêts à 
voter la déchéance et avions dit nos réserves sur l'apatridie", 
a-t-il dit, selon des propos rapportés par un participant. 
    "Les démocraties sont en guerre, les positions de 
l'opposition vont être scrutées", a-t-il ajouté. 
    Le député LR Edouard Philippe a pour sa part jugé "minable" 
la sortie de Bruno Le Roux. 
    Le président du groupe PS s'est aussi attiré une vive 
réplique de l'eurodéputé socialiste Guillaume Balas : "Je suis 
bloqué à la gare du midi à Bruxelles, les Belges sont sidérés, 
alors vraiment, tais-toi". 
    "Franchement le temps n'est pas à la polémique avec la 
droite sénatoriale mais au rassemblement aux côtés des Belges", 
a renchéri sur Twitter le député PS Yann Galut. 
    Le maire de Béziers, Robert Ménard, proche de l'extrême 
droite, a écrit pour sa part sur Twitter qu'il y avait "peu de 
chances que ces attentats soient l'oeuvre de militants 
néo-nazis".  
    Il dénonçait ainsi le hashtag "TousUnisContreLaHaine" lancé 
lundi par le gouvernement et qui doit servir à faire la 
promotion d'une campagne contre le racisme. 
    Dans le même registre, la députée européenne LR Nadine 
Morano, après avoir rendu hommage aux victimes, a voulu 
fustiger, elle aussi, la campagne de communication antiraciste 
du gouvernement. 
    "3 millions d'euros pour une campagne de 'com' du 
gouvernement auraient été plus efficaces à la sécurité des 
Français", a-t-elle tweeté. 
 
 (Gérard Bon avec Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • pbentat1 le mardi 22 mar 2016 à 14:48

    ce qu'on appelle le quartier européen à Bruxelles est le quartier où sont concentrées les institutions européennes. il faut voyager de temps en temps !!