France-Le roi d'Espagne plaide pour "plus de France"

le , mis à jour à 16:13
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PARIS, 3 juin (Reuters) - Le roi d'Espagne, Felipe VI, a plaidé mercredi pour "plus de France" dans l'Union européenne et dans le monde lors d'une allocution à la tribune de l'Assemblée nationale française. "Je tiens à vous dire que sans la France, il n'y a pas d'Europe", a dit Felipe VI en français, 22 ans après son père Juan Carlos, qui avait été le premier chef d'Etat ou de gouvernement étranger à s'exprimer devant les députés français. "Sans une France sûre d'elle-même, fidèle à ses valeurs et déterminée à les défendre, l'Europe et le monde perdraient une référence très précieuse, une référence fondamentale", a dit le roi. "Voilà pourquoi nous voulons plus de France." Felipe VI et son épouse effectuent depuis mardi une visite d'Etat de trois jours en France qu'ils avaient dû annuler le 24 mars dernier après le crash d'un Airbus de la Germanwings qui reliait Barcelone à Düsseldorf. Felipe VI a également apporté le soutien de son pays à Paris qui organise en décembre la Conférence mondial sur le climat, dont le succès est "capital pour les générations futures". Outre le Premier ministre, Manuel Valls, entouré de la plupart de ses ministres, étaient présents dans l'hémicycle trois anciens Premiers ministres, deux anciens présidents de l'Assemblée, Anne Hidalgo, la maire PS de Paris. Felipe VI, qui est âgé de 47 ans et est monté sur le trône le 19 juin 2014 après l'abdication de son père Juan Carlos, doit faire face à une situation politique inconfortable après la victoire, il y a dix jours, de la formation anti-austérité Podemos aux élections municipales au détriment des deux partis traditionnels, le Parti populaire et le Parti socialiste. C'est Philipe Séguin, alors président de l'Assemblée, qui avait lancé en 1993 cette pratique d'inviter des chefs d'Etat ou de gouvernement à s'exprimer à la tribune du Palais-Bourbon. Le président américain Bill Clinton avait été parmi les premiers en 1994 et le dernier invité avait été le président italien Giorgio Napolitano en 2012. (Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

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