France-Le Réunionnais Paul Vergès, doyen du Sénat, est décédé

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    SAINT-DENIS DE LA REUNION (Reuters), 12 novembre (Reuters) - 
P aul Vergès, sénateur de La Réunion et doyen du Sénat, est 
décédé dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé sa famille 
en début de matinée. 
    Âgé de 91 ans, le fondateur et président d'honneur du Parti 
communiste réunionnais était hospitalisé depuis le 23 octobre à 
Saint-Denis, chef-lieu de l'île. 
    Paul Vergès était le frère de l'avocat Jacques Vergès, 
lui-même décédé en 2013. Né de père réunionnais et de mère 
vietnamienne en 1925 au Siam (aujourd'hui Thaïlande), il a 
côtoyé Raymond Barre sur les bancs du lycée dans son île. En 
1942, il rejoint l'Angleterre, s'engage dans les Forces 
Française Libres et participe à des opérations de guerre en 1944 
sur le sol français. 
    A la Libération, il milite au Parti communiste français puis 
rejoint La Réunion, dans les rangs d'un parti politique 
progressiste fondé par son père Raymond Vergès. Il décroche son 
premier mandat de conseiller général en 1955 : commence alors 
une carrière politique d'une longévité exceptionnelle. Paul 
Vergès est notamment élu député une première fois en 1956, avant 
de fonder en 1959 le Parti communiste réunionnais, dont il 
restera le leader incontesté jusqu'à ces dernières années. 
    De 1964 à 1966, il vit dans la clandestinité pour échapper à 
des poursuites judiciaires motivées par des articles à tonalité 
anticoloniale publiés dans le quotidien du PCR. Paul Vergès a 
profondément marqué la vie politique locale en militant pour 
l'"autonomie" de La Réunion, revendication abandonnée après 
l'accession de François Mitterrand au pouvoir, en 1981.  
    Maire de la commune ouvrière du Port de 1971 à 1989, député 
européen de 1979 à 1989 puis de 2004 à 2007, il devient 
conseiller régional en 1983 lors de l'installation de cette 
collectivité. En 1998, il en devient le président et sera réélu 
en 2004, jusqu'en 2010. Il était sénateur depuis 2011, après y 
avoir siégé de 1996 à 2004. La fin de sa carrière est marquée 
par son engagement pour le développement durable et la 
transition énergétique. Il présidait notamment depuis 2002 
l'Observatoire national sur les effets du réchauffement 
climatique. 
 
 (Bernard Grollier, édité par Eric Faye) 
 
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  • g.joly1 il y a 11 mois

    Un grand homme.

  • timide55 il y a 11 mois

    Quelle honte de devenir sénateur à 86 ans , le sénat est bel et bien un mouroir qui ne sert à rien !