France-Le PS ne serait pas au second tour aujourd'hui, dit Hamon

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PARIS, 26 octobre (Reuters) - Le candidat socialiste, quel qu'il soit, ne serait pas au second tour de l'élection présidentielle si elle avait lieu aujourd'hui, a déclaré dimanche l'ex-ministre Benoît Hamon dans une nouvelle sortie critique sur l'action du gouvernement. Le député a quitté l'exécutif en août et a expliqué cette semaine son abstention lors du vote sur la partie recettes du projet de loi de finances par le refus d'une politique qui "réduit les capacités d'intervention de la puissance publique (et) menace la République". Cette phrase, les critiques lancées le week-end dernier par Martine Aubry, ancienne patronne du PS, et l'abstention de 39 députés socialistes dont Benoît Hamon sur la partie recettes du projet de loi de finances 2015, ont mis le feu au sein du parti majoritaire cette semaine. Mais l'ex-ministre de l'Education a réitéré ses critiques dimanche malgré les réactions et rappels à l'ordre, et a estimé que la politique économique menée par François Hollande et Manuel Valls menait la gauche à l'échec. "Aujourd'hui il y aurait une élection présidentielle, ma conviction, c'est que nous serions derrière le candidat UMP et derrière la candidate du Front national", a-t-il dit. L'ancien ministre de l'Education, qui s'est abstenu comme 38 autres députés PS dont deux autres ex-membres du gouvernement, Aurélie Filippetti et Delphine Batho, a de nouveau défendu son vote, expliquant n'avoir jamais changé de position. "Ce qui m'intéresse moi, c'est de regarder ce budget et l'impact qu'il aura sur le chômage", a-t-il dit, expliquant ne pas avoir tenu compte des seuls crédits accordé à son ancien ministère, redevenu le premier poste du budget. Il s'est aussi inscrit dans les pas de Martine Aubry, l'ancienne patronne du PS, qui réclamait le week-end dernier une réorientation des aides aux entreprises, et d'Arnaud Montebourg, écarté du gouvernement avec fracas en août après en avoir fustigé la ligne. "Lui comme moi, nous sommes favorables à soutenir les entreprises, l'appareil de production, à aider les entreprises qui en ont besoin à restaurer leurs marges", a-t-il dit. "Mais pas arroser le désert, à faire des mesures qui n'ont pas d'impact économique dès lors qu'on ne cible pas." (Gregory Blachier)

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  • charleco le lundi 27 oct 2014 à 09:12

    Si Hamon le dit...

  • janaliz le dimanche 26 oct 2014 à 20:31

    en souhaitant fortement que la situation perdure...