France-Le prix du porc reste sous 1,40 le kg, action d'éleveurs

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(Actualisé avec action d'agriculteurs à Sarlat) PARIS, 20 août (Reuters) - Le prix du porc est resté inchangé jeudi, à 1,389 euro le kilogramme au Marché du porc breton de Plérin (Côtes-d'Armor), qui s'est encore tenu en l'absence des deux principaux acheteurs, la Cooperl et Bigard. Ce prix moyen, qui sert de référence pour le porc français, est inférieur au niveau de 1,40 euro arrêté en juin via un accord entre industriels, grande distribution et syndicats agricoles et en dessous duquel les éleveurs disent perdre de l'argent. Le Marché du porc breton a précisé que 14.833 porcs n'avaient pas trouvé preneur lors des enchères. Selon le quotidien régional Le Télégramme, des éleveurs présents à Plérin étaient reçus en début d'après-midi par la direction de la Cooperl, à Lamballe (Côtes-d'Armor). Des discussions entre le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et les dirigeants de la Cooperl et de Bigard, mardi et mercredi, n'ont pas permis de faire revenir les deux industriels au marché au cadran. La Cooperl et Bigard jugent le prix de 1,40 euro intenable face à la concurrence étrangère, et boycottent le marché depuis la semaine dernière. Après une semaine d'absence de cotations, le marché avait ouvert mardi sans eux. Le ministre, de son côté, a dit espérer des avancées pour contribuer à résoudre la crise porcine à l'occasion d'un conseil européen des ministres de l'Agriculture, le 7 septembre à Bruxelles, demandé par la France. ID:nL5N10U2NW En Dordogne, des agriculteurs ont mené jeudi des actions dans la ville touristique de Sarlat. Ils ont dit avoir visité des grandes surfaces, dont un Casino CASP.PA visé pour avoir fait, selon eux, des promotions sur du lait allemand. Les manifestants ont expliqué avoir lâché une dizaine de porcelets entre les rayons, après avoir déversé du fumier devant le magasin, et avoir enlevé des rayons des produits dont l'origine est selon eux incertaine. "Les grandes surfaces font la pluie et le beau temps au détriment des producteurs", a dit à Reuters le président de la FDSEA de Dordogne, Fabien Joffre. "On est en train de casser l'agriculture qui était un des fleurons de la France." Un employé du magasin Casino a confirmé l'action des agriculteurs, précisant qu'il n'y avait pas eu de dégâts à l'intérieur du supermarché. (Jean-Baptiste Vey, avec Claude Canellas à Bordeaux, édité par Dominique Rodriguez)


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