France-Le patron de la police annonce un plan face à la fronde

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    PARIS, 23 octobre (Reuters) - Le directeur général de la 
police nationale promet dans un entretien au Journal du dimanche 
un "plan de sécurité publique" prévoyant la modernisation des 
moyens alloués aux forces de l'ordre ainsi qu'une révision de 
leurs missions. 
    Jean-Marc Falcone, dont certains des policiers en colère 
exigent le départ, doit remettre des propositions la semaine 
prochaine à son ministre de tutelle, Bernard Cazeneuve, après 
plusieurs jours d'une fronde lancée par les policiers hors du 
cadre syndical. 
    Dans le JDD, le patron de la police dit comprendre 
l'"exaspération" des fonctionnaires, qui ont défilé par 
centaines plusieurs soirs de suite, samedi soir encore, à Paris 
et dans plusieurs villes de province pour réclamer davantage de 
moyens et de considération.   
    "Je vais doter les policiers d'un armement plus sophistiqué 
avec le renouvellement du vieux pistolet-mitrailleur qui sera 
remplacé par une arme longue plus moderne", annonce Jean-Marc 
Falcone, parmi d'autres mesures de son "plan de sécurité 
publique". 
    "Les flash-ball vont être remplacés par un lanceur de balles 
de défense plus précis et adapté aux missions. Nous allons aussi 
moderniser le système radio et développer plus rapidement et 
plus massivement les tablettes connectées au réseau et 
disponibles sur le terrain", ajoute-t-il. 
    Jean-Marc Falcone, qui avait attisé la colère des 
manifestants en saisissant l'Inspection générale de la police 
nationale (IGPN) au début de la mobilisation, s'engage également 
à revoir certaines tâches mal tolérées par les fonctionnaires. 
    "Dès lundi, avec l'ensemble des préfets, nous allons mettre 
à plat les charges dites indues. À partir de la semaine 
prochaine, les policiers de l'Essonne seront libérés des 
missions de protection de personnalités", déclare-t-il.  
    "Je vais également proposer que soit accéléré le calendrier 
de suppression des gardes statiques de préfectures et proposer 
au ministre de l'Intérieur qu'une série de missions de 
surveillance n'incombent plus à la police nationale, mais soient 
confiées à des entreprises privées", poursuit-il. 
    En visite samedi dans un commissariat de Tours 
(Indre-et-Loire), le Premier ministre Manuel Valls a formulé sur 
Twitter son "ferme engagement à poursuivre le renforcement des 
moyens de notre police", sans donner plus de précisions. 
    Parti de l'Essonne lundi soir, le mouvement de protestation 
a éclaté après une attaque au cocktail Molotov dans ce 
département le 8 octobre, à Viry-Châtillon, qui a grièvement 
blessé deux policiers, dont un est toujours hospitalisé. 
    Samedi après-midi, plusieurs dizaines de policiers se sont 
rassemblée à Evry, chef-lieu du département. 
    Une demi-douzaine de mouvements spontanés ont eu lieu depuis 
les années 1980, mais c'est la première fois que la base marque 
une triple rupture avec l'exécutif, la hiérarchie policière et 
les organisations représentatives, par ailleurs divisées. 
 
 (Simon Carraud, édité par Danielle Rouquié) 
 
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  • M898407 il y a un mois

    Il faut que les policiers ne cèdent rien face à ce gouvernement en déroute et à Valls qui essaie de jouer le pompier en constatant les tristes conséquences de son laxisme irresponsable....

  • nayara10 il y a un mois

    On va commencer par une mise à pied sans solde ..Puis ,on appliquera la loi ..Pour KI ????...