France-"Le patron, c'est Hollande", répète Le Foll à un PS divisé

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    PARIS, 30 octobre (Reuters) - Stéphane Le Foll a appelé 
dimanche au respect du calendrier fixé par François Hollande 
pour annoncer sa décision sur une éventuelle candidature à la 
présidentielle de 2017, alors que Manuel Valls semble se 
préparer à constituer un recours pour des socialistes divisés.   
   
    "Le patron, jusqu'à nouvel ordre, c'est le président de la 
République", a déclaré le porte-parole du gouvernement lors du  
Grand rendez-vous Europe 1-iTELE-Les Echos. 
    "Le patron qui a été élu en 2012 c'est François Hollande, 
donc on ne va pas non plus réinventer et réécrire l'histoire", a 
poursuivi ce fidèle du chef de l'Etat en ajoutant: "Il y a un 
calendrier qui a été fixé par le président de la République, 
qu'on le respecte." 
    François Hollande, malmené dans les sondages et contesté 
jusque dans les rangs socialistes depuis la parution d'un livre 
de "confidences" à des journalistes, devrait préciser ses 
intentions début décembre.     
    A six mois du premier tour de l'élection présidentielle, le 
Premier ministre, qui s'était jusqu'ici toujours montré loyal à 
l'égard du président de la République, semble commencer à 
prendre ses distances tout en tentant de cultiver une image de 
présidentiable.  
    Selon des propos rapportés par Le Monde dans son édition 
datée de samedi, l'ouvrage "Un président ne devrait pas dire 
ça..." a provoqué la "colère" de Manuel Valls et a suscité selon 
lui une forme de "honte" et d'"abattement" chez les militants et 
les élus socialistes.   
    Alors que le chef du gouvernement avait également lancé le 
22 octobre un appel à l'unité de son camp - rejeté depuis par 
ses anciens ministres Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et 
Emmanuel Macron - Stéphane Le Foll a estimé que François 
Hollande était le seul à pouvoir remédier à "l'émiettement" de 
la gauche. 
     
    DIVISIONS PERSISTANTES 
    "Celui qui à mes yeux aujourd'hui est le mieux à même de 
rassembler, c'est lui", a indiqué le ministre de l'Agriculture.  
    Mais les appels au rassemblement émanant de l'exécutif ne 
semblent pas en mesure d'être entendus dans une majorité en 
proie à des divisions persistantes, même si aucun candidat 
déclaré ou pressenti à gauche ne semble pour l'heure en mesure 
de se qualifier pour le second tour.  
    Candidats à la primaire de la gauche, Benoît Hamon et Arnaud 
Montebourg, qui avaient quitté le gouvernement en 2014 sur fond 
de désaccords avec la ligne incarnée par Manuel Valls et 
François Hollande, estiment que ni l'un ni l'autre ne peuvent se 
poser en rassembleur.  
    Dans une interview au Journal du Dimanche (JDD), Arnaud 
Montebourg a ainsi déclaré que le Premier ministre avait "mis en 
oeuvre des réformes qui ont laissé des fractures encore ouvertes 
dans ce qui reste de majorité, comme la déchéance de nationalité 
et la loi travail, imposées en force".    
    L'ancien ministre de l'Education a quant à lui estimé 
dimanche sur BFM TV que le Premier ministre était "le plus mal 
placé" pour rassembler la gauche.  
    Les deux hommes, qui n'ont eu de cesse de se démarquer du 
bilan de l'exécutif, divergent en revanche sur la pertinence 
d'une candidature du chef de l'Etat.  
    Interrogé sur ce point par le JDD, Arnaud Montebourg écarte 
cette éventualité en évoquant un besoin "de renaissance et de 
renouveau" tandis que Benoît Hamon la juge nécessaire pour que 
François Hollande dresse le bilan de son quinquennat. 
    "Quand on est président sortant ce n'est pas illégitime de 
vouloir s'expliquer devant les Français", a-t-il indiqué.  
    Le message relayé par Stéphane Le Foll n'a pas eu davantage 
d'écho auprès des partisans d'Emmanuel Macron, autre ancien 
ministre de l'Economie démissionnaire, qui maintient toujours le 
suspense sur ses intentions pour 2017 après avoir lancé son 
mouvement "En Marche !". 
    "Un patron ça ne se décrète pas, ça s'impose naturellement", 
a dit lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI le sénateur-maire de 
Lyon Gérard Collomb, qui figure parmi les soutiens de l'ancien 
locataire de Bercy.  
 
 (Myriam Rivet et Ingrid Melander, édité par Eric Faye) 
 
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  • M3435004 il y a un mois

    Au tord boyaux, le patron s'appelle Pédalo.... Si ce spectacle n'était pas catastrophique pour le pays, c'est vrai qu'on se tordrait les boyaux en voyant cette bande de clowns.

  • franck8 il y a un mois

    C'est vrai qu'on peut avoir des doutes. Mais ce qui est sûr, c'est qu'à droite, il n'y en a pas de patron.

  • frk987 il y a un mois

    Un peu facile de cracher dans la soupe, mais surtout ne pas se retirer de la gamelle..pas vrai les zélus PS ????????????

  • frk987 il y a un mois

    Cette affaire de confidences devient risible, si les membres PS du gouvernement et de l'AN trouvent que FH est allé vraiment trop loin, c'est hyper simple : démission déposée lundi matin.......80% des ministres critiquent y compris Manolo, 80% des députés PS font dans leur froc....DEMISSION , on verra qui sera gagnant ....(la France, mais ça ils s'en tapent les zélus).

  • janaliz il y a un mois

    Un patron ce n'est pas celui qui divulgue à la concurrence des secrets d'état. Il y a quelque chose de pathétique chez ce pitre arrivé là par hasard, et très très loin du minimum requis pour la fonction !

  • frk987 il y a un mois

    C'est au Président qu'il appartient de virer les ministres pas en accord, quelques soient les fautes réelles ou supposées. Ce pauvre le Fol ferait mieux de s'occuper de ses affaires.

  • opelin il y a un mois

    Dans la constitution il n'est nulle part fait mention de ce pouvoir divin de décider de l'avenir d'un parti ... Il a déjà du mal à être patron de lui même ...