France-Le parquet demande le renvoi de Teodorin Obiang

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    PARIS, 26 mai (Reuters) - Le parquet national financier 
(PNF) a requis lundi le renvoi en correctionnelle pour 
blanchiment du fils aîné du président de Guinée équatoriale 
Teodoro Obiang, mis en cause dans l'affaire dite des "biens mal 
acquis" par des chefs d'Etat africains. 
    Le PNF a requis son renvoi pour blanchiment de corruption, 
blanchiment de détournement de fonds publics, blanchiment d'abus 
de biens sociaux et blanchiment d'abus de confiance, a-t-on 
appris de source judiciaire. 
    "Le réquisitoire fait 36 pages, il est arrivé hier, nous 
l'analysons", a déclaré à Reuters Me Emmanuel Marsigny, avocat 
de Teodorin Obiang.  
    Les parties ont un mois pour faire des observations, avant 
la décision finale des juges.  
    Dans un communiqué commun, les associations Sherpa et 
Transparency International France, à l'origine de l'enquête, se 
sont réjouies de ce réquisitoire. 
    Il "est le fruit d'une enquête extrêmement minutieuse et 
précise qui a pu aboutir en dépit de la vaine multiplication, 
ces dernières années, de tous les recours possibles et 
imaginables du mis en examen pour tenter de paralyser, retarder 
et fragiliser l'instruction", écrivent-elles. 
    Teodorin Obiang, nommé second vice-président de la 
République équato-guinéenne en mai 2012, avait contesté sa mise 
en examen dans cette affaire jusque devant la Cour de cassation, 
au titre de l'immunité diplomatique. 
     
    UN IMMEUBLE SAISI 
    Mais la plus haute juridiction française a validé en 
décembre dernier sa mise en examen, notamment au motif qu'il 
était ministre de l'Agriculture au moment des infractions 
présumées. 
    Les juges d'instruction ont notamment saisi en juillet 2013 
un immeuble luxueux de l'avenue Foch, dans le XVIe 
arrondissement de Paris, dont ils pensent qu'il était le 
propriétaire de fait. 
    Fin 2008, l'association Transparency International France a 
porté plainte avec constitution de partie civile contre trois 
chefs d'Etat africains et certaines personnes de leur entourage. 
    Une information judiciaire a été ouverte par la suite, après 
validation de la procédure en novembre 2010 par la Cour de 
cassation. 
    Au-delà du cas équato-guinéen, l'enquête sur les biens 
présumés mal acquis vise les familles d'Ali Bongo (Gabon) et de 
Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), qui possèdent 
respectivement à Paris 39 et 24 propriétés immobilières de luxe, 
et environ 200 comptes bancaires au total, selon une enquête de 
police. 
    Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, en poste 
depuis 37 ans, a été réélu avec 93,7% des voix lors du scrutin 
organisé le 24 avril. 
 
 (Chine Labbé, édité par Jean-Baptiste Vey) 
 
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