France-Le Parlement vote le texte sur la biodiversité

le
0
    PARIS, 20 juillet (Reuters) - Le Parlement français a adopté 
définitivement mercredi le projet de loi "de reconquête de la 
biodiversité, de la nature et des paysages" qui prévoit 
notamment de supprimer les insecticides de la famille des 
néonicotinoïdes à partir de septembre 2018, avec des dérogations 
jusqu'en juillet 2020. 
    Après l'échec d'une commission mixte paritaire 
Assemblée-Sénat, et de nouvelles lectures, l'Assemblée - qui a 
constitutionnellement le dernier mot - a procédé mercredi à la 
lecture définitive du projet de loi. 
    Le texte, présenté par Ségolène Royal, la ministre de 
l'Ecologie, et Barbara Pompili, secrétaire d'Etat à la 
Biodiversité, prévoit notamment la création d'une Agence 
française pour la biodiversité dans le but d'enrayer la 
disparition des espèces. 
    Les groupes de gauche, y compris celui du Front de gauche, 
ont voté pour. Celui de l'UDI (centriste) a voté contre comme  
le groupe LR qui qualifie le texte de "loi d'affichage et 
racoleuse". 
    L'opposition a annoncé qu'elle allait déposer un recours 
auprès du Conseil constitutionnel. 
    L'une des mesures clés de ce texte est l'interdiction des 
néonicotinoïdes, des pesticides accusés de nuire aux abeilles et 
donc à la pollinisation mais aussi à la santé. 
    Après bien des débats, le texte interdit ces produits à 
partir du 1er septembre 2018 mais avec des dérogations possibles 
jusqu'en 2020. L'interdiction sera totale à partir du 1er 
juillet 2020. 
    Une autre disposition ayant focalisé l'attention lors de 
l'examen de ce texte, la création d'une taxe spécifique sur 
l'huile de palme, a en revanche été abandonnée par le Parlement. 
    L'Assemblée a finalement renoncé à l'"amendement Nutella", 
qui prévoyait la création d'une taxe additionnelle sur l'huile 
de palme et suscitait l'inquiétude de pays producteurs comme 
l'Indonésie. 
    Les députés ont en revanche retenu un amendement du 
gouvernement qui prévoit, dans les mois suivant la promulgation 
de la loi, de revoir "le dispositif actuel de taxation des 
huiles alimentaires afin notamment de simplifier et de favoriser 
les productions dont la durabilité fait l'objet de critères 
objectifs". 
 
 (Emile Picy, édité par Myriam Rivet) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant