France-Le pacte de responsabilité, première étape pour Gattaz

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JOUY-EN-JOSAS, Yvelines, 27 août (Reuters) - Le gouvernement a choisi le bon cap en oeuvrant au relèvement de la compétitivité des entreprises mais le pacte de responsabilité n'est qu'un début, un effort nécessaire mais pas suffisant, a déclaré mercredi le président du Medef, Pierre Gattaz. "La compétitivité de nos entreprises doit être l'alpha et l'oméga de toute politique économique", a-t-il dit en ouvrant l'université d'été de la première organisation patronale. Au lendemain d'un remaniement ministériel qui a vu la ligne social-démocrate de l'exécutif renforcée, avec l'arrivée d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie à la place d'Arnaud Montebourg, Pierre Gattaz a voulu enfoncer le clou. "Il nous faut définitivement rompre avec notre vision romantique, parfois naïve et parfois marxiste de l'économie", a-t-il dit, les derniers indicateurs montrant que "l'économie française va mal et ne se relève toujours pas de la crise". Le climat des affaires s'est dégradé en août et les chefs d'entreprise de l'industrie ont baissé leurs prévisions d'investissement, selon les chiffres publiés mercredi, un nouveau coup de semonce pour l'économie française. ID:nL5N0QX1MB Quelques minutes avant une intervention du Premier ministre, Manuel Valls, qui a confirmé récemment que la priorité du gouvernement était la compétitivité des entreprises par la baisse du coût du travail, Pierre Gattaz a dit "bravo". "Mais il faut aller jusqu'au bout de l'ambition tracée", a-t-il déclaré. "Le pacte de responsabilité n'est qu'une première étape", a-t-il ajouté, le jugeant "nécessaire mais pas suffisant". 116 MILLIARDS DE DIFFÉRENTIEL AVEC L'ALLEMAGNE Le président du Medef a une nouvelle fois expliqué que le différentiel de compétitivité entre les entreprises allemandes et françaises était de 116 milliards d'euros, et que les mesures prévues jusqu'à présent n'en combleraient qu'un tiers. Il a de nouveau demandé une accentuation de la réforme de l'Etat, clé des économies budgétaires et donc d'une baisse des prélèvements, ainsi que plus de flexibilité à tous les niveaux. En prenant ses fonctions de ministre de l'Economie mercredi, Emmanuel Macron a assumé sa différence avec Arnaud Montebourg, disant sa volonté de restaurer la confiance des entreprises, des investisseurs et des Français en évitant les "oppositions stériles", pour redresser une économie française stagnante. "Il s'agit de se battre. Mais se battre, ça ne se fera pas contre une partie de notre camp, ça ne se fera pas contre une partie des Français, ça se fera avec toutes les énergies", a dit celui qui fut à l'Elysée le point de contact entre la présidence la République et les entreprises. "Ma première fonction ici sera de rassembler, de réveiller ces énergies, de les mettre en marche et de redonner à la France sa place", a-t-il affirmé. Il faut, a-t-il insisté, "restaurer la confiance que nos partenaires, les investisseurs, l'étranger, doivent avoir dans notre pays et de restaurer aussi la confiance que les Français doivent avoir en eux-mêmes". "Sans celle-ci, nous ne pourrons rien faire." ID:nL5N0QX146 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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