France-Le meeting de Macron, un pas de trop pour beaucoup à gauche

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    * Le ministre de la Justice tance son collègue 
    * Des critiques sur son discours "anti-système" 
    * On ne peut être "dedans et dehors", dit Raffarin 
 
    PARIS, 13 juillet (Reuters) - L'échappée d'Emmanuel Macron 
"jusqu'en 2017 et jusqu'à la victoire" est perçue comme la 
transgression de trop au gouvernement et à gauche, où l'on 
s'interroge sur le maintien paradoxal du ministre de l'Economie 
dans un "système" qu'il conteste. 
    Emmanuel Macron a frôlé la ligne rouge mardi soir lors d'un 
premier meeting de son mouvement "En Marche!" à Paris en 
appelant à cheminer "jusqu'en 2017 et jusqu'à la victoire", sans 
rien dévoiler de ses intentions pour la présidentielle, et en 
défiant Manuel Valls en ces termes : "Rien ne nous arrêtera". 
Irrité au plus haut point par l'émancipation du ministre, le 
Premier ministre avait lancé mardi à des journalistes, avant le 
meeting : "Il faut que tout cela s'arrête".  
    "Le Premier ministre est un homme de clarté et il trouve 
qu'il y a de l'ambiguïté", a plaidé mercredi sur BFM TV le 
ministre de la Justice, proche de Manuel Valls. 
    "Quand j'entends le ministre Macron parler, je pense à Alain 
Souchon qui a une chanson qui s'appelle 'On avance on avance on 
avance' et puis quand on lit les paroles, on lit 'on n'a pas 
assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens'. Voilà", 
a réagi Jean-Jacques Urvoas. 
    "Moi je trouve que quand on est ministre, on parle au 
présent, on agit, on ne parle pas au futur et on regarde un peu 
le passé", a-t-il ajouté. 
    Lors de son discours fleuve à la Mutualité, salle-symbole de 
la gauche, Emmanuel Macron a notamment dénoncé les "règles du 
jeu datées" d'un "système" qui "ne voulait pas changer". 
    "Je ne vous cache pas que j'ai trouvé un peu facile les 
critiques anti-système quand on est totalement né du système", a 
commenté la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, sur France 
Info. 
     
    "UN PERSONNAGE SANS TROP DE LOYAUTÉ" 
    L'écologiste a toutefois estimé que le "phénomène" Macron 
traduisait "une envie de beaucoup de nos concitoyens d'avoir une 
politique qui se modernise". 
    La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, s'est montrée 
beaucoup plus sévère à son égard en critiquant "un personnage 
(...) sans trop de loyauté", à l'égard de François Hollande 
notamment. 
    Elle a dit sa "surprise" que le "système médiatico-politique 
(...) continue à mettre en avant ce type de profil", "des 
espèces de personnages" qui ont "une volonté de tuer le père, la 
mère et les frères et soeurs". 
    "Il est quand même le pur produit d'un système très français 
de reproduction d'élites, (...) il est la caricature de ce que 
(Pierre) Bourdieu décrit comme étant une des faiblesses, un des 
maux de notre société", a-t-elle lancé. 
    Parmi les rares soutiens du ministre à s'exprimer mercredi 
matin dans les médias, le sénateur socialiste François Patriat a 
estimé qu'il "redonn ait  du souffle à la politique". 
    "Il est temps que ça commence parce que le message 
d'Emmanuel Macron redonne du souffle à la politique", a-t-il dit 
sur France Info, estimant qu'"En Marche!" atteindrait les 
100.000 adhérents fin juillet. 
    La droite, pour sa part, déplore l'image de "désordre" que 
renvoie selon elle les initiatives d'Emmanuel Macron. 
    "C'est un peu ambigu, on ne sait pas très bien s'il est 
candidat, s'il n'est pas candidat", a dit l'ancien Premier 
ministre (Les Républicains) Jean-Pierre Raffarin sur RTL. 
    "Je comprends le Premier ministre, il est clair que tout 
cela fait désordre", a-t-il ajouté. "Tout cela donne le 
sentiment que la gauche ne sait pas très bien où elle va". 
    "On attend des déclarations sur ses dossiers, on n'attend 
pas des déclarations sur 2017 de la part d'un ministre qui 
voudrait être à la fois dedans et dehors. On attend de lui des 
actes, des faits, de la réalité." 
 
 (Sophie Louet) 
 
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  • michevey le mercredi 13 juil 2016 à 11:42

    Il est payé pour s'occuper du présent et des grands dossiers de son ministère, et non pour faire des meetings et de la pub sur son éventuelle candidature pour 2017 !!!!!

  • JODHY le mercredi 13 juil 2016 à 11:34

    ça les rassurent

  • JODHY le mercredi 13 juil 2016 à 11:33

    ils préfèrent rester entre nullard

  • M940878 le mercredi 13 juil 2016 à 11:27

    la gauche se refuse à avoir une seule personne intelligente parmi ses troupes