France-Le médiateur du conflit des taxis présente ses mesures

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    PARIS, 26 février (Reuters) - Le député Laurent 
Grandguillaume a présenté vendredi aux organisations de taxis et 
aux plateformes de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) 
ses propositions pour tenter de régler le conflit entre ces 
différents services de transport. 
    Cette rencontre doit être suivie "d'ici une dizaine de 
jours" d'une réunion avec les ministères concernés (Intérieur, 
Transports, Economie), a précisé le médiateur socialiste  nommé 
fin janvier par le Premier ministre, Manuel Valls. 
    La proposition la plus importante consiste à créer un fonds 
de garantie pour indemniser les taxis qui se sont endettés pour 
acheter des licences dont le prix ne cesse d'augmenter. 
    Ce fonds permettrait sur le long terme de reprendre leurs 
licences pour les remplacer par des licences non cessibles, a 
expliqué Laurent Grandguillaume. Il pourrait être abondé par des 
"contributions des plateformes". 
    L'Etat a permis aux taxis de céder leurs plaques en 1994. 
    Le projet vise à apaiser la colère des taxis qui ont 
multiplié les manifestations en France pour dénoncer la 
concurrence "déloyale" des VTC, lequels ont mené à leur tour des 
actions contre de premières mesures gouvernementales.   
    La plupart des représentants des taxis ont jugé que le 
dispositif du médiateur comportait des avancées mais qu'il y 
avait encore des points de blocage et beaucoup de flou. 
    "On a dit à M. Grandguillaume qu'on voulait des choses 
concrètes. Ça fait plus de quatre ans qu'on est en train de 
négocier", a dit à la presse Sylla Ibraima, des Taxis de France. 
    "Certaines revendications ont été entendues, mais d'autres 
coincent, comme l'exercice illégal des applications de VTC", a 
expliqué Rachid Boudjema, président de l'intersyndicale des 
taxis des Bouches-du-Rhône.   
    Laurent Grandguillaume a expliqué que son objectif était de 
"concilier la liberté d'entreprendre avec une concurrence 
saine". "Je pense qu'il y a de la place pour tout le monde pour 
travailler. Mais avec des règles qui doivent être respectées", 
a-t-il dit à la presse. 
    Les taxis dénoncent la "concurrence déloyale" des VTC et de 
leurs chauffeurs "à la formation réduite", "aux faibles charges" 
et qui n'ont "pas de licence à payer". 
    Laurent Grandguillaume avait déjà annoncé un renforcement 
des contrôles des VTC, qui ne doivent pas prendre de clients à 
la volée et doivent disposer un bon de réservation préalable. 
    Il visait plus particulièrement les Loti, ces transporteurs 
de groupes qui représentent une part importante des flottes de 
voitures des applications de VTC. 
    Les taxis disant ne pas voir beaucoup de changement sur le 
terrain, le médiateur prône la création d'outils numériques 
spécifiques pour rendre ces contrôles plus efficients.  
    Il propose également que les différents acteurs du secteur 
soient bien identifiés par des éléments de signalétique.    
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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