France-Le Medef refuse de "dénaturer" la réforme du Travail

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    * "Ne faisons pas de demi-mesure", prévient Pierre Gattaz 
    * Un retrait du texte serait selon lui "dramatique" 
    * Cette loi "est de nature à recréer de l'emploi", dit-il 
 
 (Actualisé avec citations, détails, CFE-CGC) 
    PARIS, 8 mars (Reuters) - Le patronat français a demandé 
mardi à Manuel Valls de ne pas "dénaturer" le projet de réforme 
du Code du travail sur lequel le Premier ministre semble prêt à 
donner partiellement satisfaction aux syndicats réformistes. 
    "Ne dénaturons pas, ne faisons pas de demi-mesure de cette 
loi, surtout pas", a déclaré le président du Medef après un 
entretien avec le Premier ministre à Matignon.  
    Un retrait de cette loi, notamment réclamé par Force 
ouvrière et la CGT, "serait dramatique pour le pays", a estimé 
le "patron des patrons", insistant sur sa "forte détermination à 
ne pas édulcorer ce texte qui est attendu par le monde entier." 
    "Les Français souhaitent des réformes, le manifestent à 
chaque élection. Il faut bouger dans le sens de recréer de 
l'emploi. Cette loi est de nature à recréer de l'emploi, 
notamment en CDI", a ajouté Pierre Gattaz.  
    La CFE-CGC et le Medef ont été tour à tour reçus par le 
Premier ministre, les ministres du Travail, Myriam El Khomri, et 
de l'Economie, Emmanuel Macron, qui poursuivent leurs 
consultations avec les partenaires sociaux, auxquels ils 
donneront une réponse lundi prochain.       
    Reçus lundi, les dirigeants des syndicats "réformistes" CFDT 
et CFTC ont laissé entendre que des "choses pouvaient évoluer" 
dans le projet de loi.  
    Le gouvernement veut bien "bouger des curseurs, mais sans 
modifier l'architecture du texte", dit l'entourage de Manuel 
Valls. 
     
    HOLLANDE TENTE DE RASSURER LES JEUNES 
    Le sujet faisait l'objet d'une réunion des parlementaires 
socialistes mardi soir à huis clos, en présence du Premier 
ministre.  L5N16G3TW   
    Depuis Venise, où il participait à un sommet franco-italien, 
François Hollande a déclaré avoir bon espoir d'"éviter les 
ruptures" en assurant les jeunes que le gouvernement oeuvrait à 
leur avenir.  L5N16G56N  
    Des propos d'apaisement tenus à la veille d'une journée de 
mobilisation nationale contre ce texte à l'appel de la CGT, FO, 
de la FSU et de plus d'une vingtaine d'organisations de jeunes, 
dont les syndicats étudiants et lycéens Unef, Fidl et UNL. Une 
autre journée d'action est prévue le 31 mars.   
    Reçue mardi avant le Medef, Carole Couvert, présidente de la 
CFE-CGC, a décrit un gouvernement sensible aux "craintes des 
salariés" sur la question du licenciement économique.  
    "Aujourd'hui tel que c'est rédigé, il est possible pour un 
groupe qui est implanté dans différents pays d'organiser une 
faillite en France", a-t-elle expliqué.  
    La CFE-CGC est également attachée à la négociation de 
branche, là où le gouvernement veut privilégier les accords 
d'entreprises.  
    "Négocier dans une branche c'est garantir une équité de 
traitement entre les différents salariés mais aussi entre les 
entreprises de toutes tailles", a plaidé Carole Couvert, qui a 
dit attendre avec vigilance les réponses du gouvernement. "Si 
rien ne bouge, nous allons étudier la manifestation du 31 mars", 
a-t-elle prévenu.  
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet) 
 
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