France-Le Medef invite les partenaires sociaux à un "diagnostic"

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    PARIS, 26 octobre (Reuters) - Le président du Medef, Pierre 
Gattaz, a invité par courrier les partenaires sociaux à essayer 
de dégager une vision commune de l'évolution du marché du 
travail en préalable à une reprise des négociations sur 
l'assurance chômage dans un cadre "apaisé". 
    Les négociations entre les organisations patronales et 
syndicales gestionnaires de l'assurance chômage sur une nouvelle 
convention ont échoué en juin. Un échec imputé par les syndicats 
au refus du Medef de discuter d'une modulation des cotisations 
patronales sur les contrats de travail de courte durée. 
    "Je ne suis pas favorable à laisser l'Etat prendre la main 
sur ce système", écrit Pierre Gattaz dans ce courrier daté du 24 
octobre, obtenu par Reuters. "Mais dans le même temps, je crois 
que nous devons mieux comprendre les raisons de notre échec, au 
travers d'un diagnostic partagé plus approfondi." 
    Il appelle à "l'élaboration d'une vision commune préalable" 
à la reprise de discussions sur l'assurance chômage, faute de 
quoi il dit ne pas croire à la possibilité de "renouer à court 
terme les fils d'une négociation sereine sur ce sujet". 
    Les "quelques mois qui viennent" devraient ainsi être mis à 
profit pour "poser ensemble une vision de l'évolution du marché 
du travail pour les prochaines années", fait-il valoir. 
    Selon lui, cette vision devrait notamment porter sur le 
parcours professionnel, les nouvelles formes d'emploi, notamment 
le travail indépendant ou multi-activités, la formation des 
salariés et des chômeurs, une flexibilité accrue, les modalités 
de fonctionnement et de financement de l'assurance chômage. 
    "Tous ces sujets devraient pouvoir être abordés de manière 
ouverte, sans tabou", insiste Pierre Gattaz, qui propose de 
faire appel dans le cadre de cette réflexion à des institutions 
comme France Stratégie ou le Conseil d'orientation de l'emploi, 
et à des économistes. 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M140210 il y a un mois

    Macron a raison, cessons de laisser les "partenaires sociaux" s'occuper de choses qui les dépassent.