France-Le Medef campe sur ses positions sur l'assurance chômage

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 (Actualisé avec Laurent Berger) 
    PARIS, 13 juin (Reuters) - Le conseil exécutif du Medef a 
confirmé lundi les lignes rouges de l'organisation patronale 
dans les négociations sur une nouvelle convention d'assurance 
chômage, notamment le refus d'augmenter le coût des contrats de 
travail de courte durée, ont déclaré à Reuters des participants 
à la réunion. 
    Les négociations entre les partenaires sociaux sur 
l'assurance chômage butent depuis le début sur cette question, 
dont les syndicats ont fait leur principale revendication. 
    Le Medef a brandi un temps la menace de quitter ces 
discussions, quand le gouvernement envisageait de rendre 
obligatoire une "modulation" des cotisations patronales en 
fonction de la nature et de la durée des contrats de travail. 
    Le gouvernement a finalement renoncé à introduire cette 
disposition dans le projet de loi très contesté réformant le 
marché du travail, en cours d'examen au Parlement. 
    "Il n'est pas question de quitter la négociation. Nous 
comptons bien aller jusqu'au bout", a déclaré à Reuters un  
responsable du Medef après la réunion du conseil exécutif. 
"Simplement, nous avons refixé nos lignes rouges." 
    "Nous avons réaffirmé le mandat du négociateur : pas de 
charges ni de contraintes supplémentaires pour les entreprises", 
a confirmé un membre de cette instance dirigeante de la première 
organisation patronale française. 
    Un autre participant à la réunion a confié à Reuters qu'une 
"large majorité du conseil exécutif" s'était prononcée pour une 
"position ferme sur l'assurance chômage", en particulier dans le 
climat actuel de tensions sociales en France.  
    Dans ces conditions, il est peu probable que la prochaine 
séance de négociation, jeudi après-midi, puisse aboutir à autre 
chose qu'à un constat d'échec. 
    Ce qui signifierait deux possibilités : soit une 
prolongation de la convention d'assurance chômage actuelle en 
attendant des jours meilleurs pour reprendre les discussions, 
soit la transmission du dossier à l'Etat. 
    Du côté du gouvernement, un ministre jugeait "possible", 
lundi, que les partenaires sociaux optent pour la prolongation. 
    Des responsables du Medef penchent plutôt pour une reprise 
en main par l'Etat, ce qui signifierait la fixation des règles 
d'indemnisation du chômage par décret et non plus par les 
partenaires sociaux. 
    Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a dénoncé 
l'attitude de l'organisation patronale. 
    "Le Medef fait preuve d'une grande irresponsabilité", a-t-il 
dit sur BFMTV. "Le patronat en rajoute dans la situation 
actuelle", a-t-il ajouté, "s'il n'y a pas d'accord, les 
indemnités pour les demandeurs d'emploi vont heureusement 
continuer d'être versées (...) mais oui, cela crée un climat 
anxiogène". 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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