France-Le mari de Lauvergeon en examen dans le dossier Uramin

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    PARIS, 30 mars (Reuters) - Olivier Fric, époux de l'ancienne 
présidente d'Areva, a été mis en examen pour délit d'initié et 
blanchiment dans le cadre de l'enquête sur les conditions du 
rachat de la société minière canadienne Uramin, a-t-on appris 
mercredi de source judiciaire. 
    Le mari d'Anne Lauvergeon est soupçonné d'avoir réalisé une 
plus-value grâce à des informations dont il aurait bénéficié au 
sujet de cette opération, remontant à 2007, qui a tourné au 
fiasco financier pour Areva  AREVA.PA . 
    L'acquisition en question fait l'objet d'une enquête au 
parquet national financier (PNF) depuis février 2014 après le 
signalement par la Cour des comptes d'éventuelles irrégularités. 
    Un premier volet du dossier - celui pour lequel Olivier Fric 
est inquiété - porte sur des chefs d'escroquerie, d'abus de bien 
social, de corruption d'agent public étranger et de délit 
d'initié. 
    Le second volet concerne les chefs de présentation de 
comptes inexacts, diffusion d'informations fausses ou 
trompeuses, abus de pouvoir, faux et usage de faux. 
    Dans une interview au Parisien de mercredi, Anne Lauvergeon 
se défend d'avoir partagé des informations confidentielles avec 
son époux. 
    "Les règles de confidentialité chez Areva étaient très 
strictes. Les liens du mariage ne prévoient pas qu'on partage 
les secrets qui ne vous appartiennent pas", dit l'ancienne 
dirigeante. 
    "C'est l'ex-associé de mon mari, un ancien trader, qui 
gérait les fonds de leur entreprise et décidait des placements. 
Il a fait un grand nombre d'investissements, dans le secteur 
minier notamment", ajoute-t-elle. 
    Dans ce même entretien, Anne Lauvergeon justifie à nouveau 
le rachat d'Uramin par le fait que, selon elle, Areva "avait 
besoin de garantir l'approvisionnement en uranium de ses clients 
électriciens".  
    L'acquisition d'Uramin en 2007 pour 2,5 milliards de dollars 
(1,7 milliard d'euros) a contraint Areva à inscrire dans ses 
comptes en 2010 et 2011 des provisions d'un montant total proche 
de 1,9 milliard d'euros pour tenir compte de la dévalorisation 
des actifs de la société, consécutive à une baisse des cours de 
l'uranium et de ses réserves estimées. 
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 

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