France-Le Maire ne voit pas en Sarkozy un "adversaire"

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PARIS, 20 septembre (Reuters) - Bruno Le Maire, candidat à la présidence de l'UMP, a assuré samedi ne pas voir en Nicolas Sarkozy un "adversaire" mais un nouvel acteur bienvenu dans le débat et il a dit croire encore en ses chances de l'emporter. L'ancien président de la République a formalisé vendredi son retour en politique en disant briguer la présidence de sa "famille politique", une première étape vers la reconquête de l'Elysée. ID:nL6N0RK3R4 Jusqu'à lors, seuls Bruno Le Maire et Hervé Mariton étaient officiellement candidats à la présidence de l'UMP, dotée d'instances provisoires après le départ de Jean-François Copé au printemps, sur fond d'affaire Bygmalion. L'entrée de Nicolas Sarkozy dans la course paraît anéantir tout espoir pour les deux anciens ministres, même si Bruno Le Maire a affirmé samedi sur RTL croire "en la capacité des militants à créer la surprise" le 29 novembre, date du scrutin. "C'est très bien que Nicolas Sarkozy soit candidat, ce n'est pas une surprise mais je trouve ça très bien parce que ça permettra d'avoir un vrai débat, qui nous a manqué les deux dernières années, sur 'quel parti voulons-nous ? Quelle UMP ? Pour porter quel projet ?'", a dit Bruno Le Maire. L'ancien ministre de l'Agriculture, ex-collaborateur de Dominique de Villepin sans être soutenu par ce dernier, qui voit en Nicolas Sarkozy un homme "changé", assure que l'élection ne se résumera pas à un duel de personnes. "Il n'y aura pas de guerre des chefs", a-t-il dit en référence au scrutin très contesté qui avait vu Jean-François Copé devancer François Fillon l'hiver dernier. "Nicolas Sarkozy n'est pas mon adversaire. Mon adversaire, c'est (le président) François Hollande et la gauche, mon adversaire, c'est Marine Le Pen et le Front national", a-t-il dit. S'il a assuré ne pas avoir fait l'objet de pressions pour renoncer à sa candidature et se ranger derrière l'ex-chef de l'Etat, Bruno Le Maire a concédé: "Dans mon entourage, les députés qui me soutiennent, je n'en dirais pas autant mais je suis déterminé à gagner." Interrogé sur sa capacité à résister face à Nicolas Sarkozy, dont le retour est comparé jusque dans les rangs de la droite à un tsunami, l'ancien ministre s'est voulu combattif: "La machine Le Maire est très solide!", a-t-il lancé. (Gregory Blachier)

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