France-Le groupe Ogeu en négociations pour la reprise de Quézac

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    TOULOUSE, 12 octobre (Reuters) - Le groupe français Ogeu est 
entré en négociations exclusives avec Nestlé Waters France pour 
la reprise de la source Quézac et de son unité d'embouteillage 
en Lozère, a annoncé mercredi la filiale française du géant 
suisse Nestlé  NESN.S . 
    Nestlé Waters France, qui détient notamment les marques 
Perrier, San Pellegrino et Vittel, cherche depuis janvier 2015 à 
vendre sa filiale Nestlé Waters Supply Centre, qui embouteille 
la marque Quézac. 
    "Les principaux axes du projet prévoient le transfert au 
repreneur de l'ensemble de l'activité du site avec le maintien 
des effectifs et des salaires, un investissement industriel de 
plus de 3 millions d'euros, ainsi qu'un plan de soutien renforcé 
marketing et commercial de la marque Quézac", détaille Nestlé 
Waters France dans un communiqué. 
    Une réunion d'information du comité d'entreprise est prévue 
dans les semaines à venir, en présence du potentiel acquéreur, a 
ajouté le groupe en précisant que "l'éventuelle cession est 
assujettie à l'aboutissement des discussions exclusives 
actuelles". 
    Nestlé Waters France a déjà conclu deux opérations de 
reprise pour deux sites d'embouteillages avec Ogeu. Ce groupe 
familial, quatrième opérateur français d'eau embouteillée, se 
présente comme le "leader des eaux régionales" avec les marques 
Chevreuse, Source Beaupré et Plancoët. 
    Avant le groupe Ogeu, la division eau embouteillée du groupe 
Nestlé avait mené des négociations exclusives avec Eric Besson, 
propriétaire des Sources du Pestrin, auxquelles elle avait mis 
fin en mai 2015 puis avec le groupe toulousain Nérios, 
propriétaire des eaux de Mont Roucous. 
    Les discussions avec Nérios, entamées en mars 2016, 
s'étaient heurtées au refus de la CGT, syndicat majoritaire dans 
l'entreprise lozérienne.   
    Le groupe Nérios envisageait la reprise de 34 salariés sur 
53 et proposait un investissement dans l'outil industriel de 3,2 
millions d'euros sur trois ans. Un projet jugé "inacceptable" 
par les représentants du personnel qui avaient dénoncé la 
volonté du repreneur de "baisser les salaires de 40% et de ne 
pas prendre en compte l'ancienneté". 
    L'annonce de ces nouvelles discussions exclusives avec le 
groupe Ogeu est accueillie avec "vigilance" par la CGT.  
 
 (Johanna Decorse, édité par Simon Carraud) 
 
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