France-Le gouvernement promet de mettre un terme aux blocages

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    * "Tous les moyens à la disposition du gouvernement" seront 
utilisés, dit le ministre de la Justice 
    * Un dépôt de carburant dans le Nord a été débloqué par les 
CRS 
    * La CGT promet que la mobilisation va "continuer" 
 
    PARIS, 25 mai (Reuters) - Le gouvernement utilisera "tous 
les moyens à sa disposition" pour mettre un terme au blocage des 
raffineries et des dépôts de carburant par un "groupe 
minoritaire", a déclaré mercredi le ministre de la Justice, 
alors que la CGT promettait de continuer le mouvement.  
    Le bras de fer s'est durci mardi entre le gouvernement et la 
CGT, qui tente de paralyser l'économie française en organisant 
notamment une pénurie de carburant pour obtenir du pouvoir 
socialiste le retrait de la réforme du Code du travail. 
    Le mouvement s'est depuis étendu au secteur nucléaire. Une 
grève de 24 heures à compter de mercredi soir a été votée à la 
centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), et des assemblées 
générales doivent avoir lieu dans la journée dans d'autres 
centrales.  ID:nL5N18M0WM  
    "Quand vous avez un groupe minoritaire qui bloque un système 
au détriment de toute une population et de l'activité 
économique, il n'y a aucune espèce de raison que cela perdure", 
a déclaré le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, sur 
France 2. 
    "Le gouvernement, je vous le dis, utilisera tous les moyens 
à sa disposition, parce que l'activité économique doit se 
développer", a-t-il ajouté. 
    Sur RTL, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le 
Parlement, Jean-Marie Le Guen, a lui aussi fustigé "une petite 
minorité qui essaie de radicaliser les choses". 
    "Nous débloquerons la situation", a-t-il dit. "Ce n'est pas 
une organisation syndicale, et encore moins une organisation 
syndicale qui malheureusement est en train de s'enferrer dans 
une radicalité dangereuse, qui peut gouverner ce pays." 
     
    LE "REFLET" DU MÉCONTENTEMENT 
    L'accès au dépôt de carburant de Douchy-les-Mines, dans le 
Nord, a été débloqué mercredi à l'aube par des CRS.  
    La veille, les forces de l'ordre étaient intervenues pour 
débloquer les accès aux dépôts pétroliers de Fos-sur-Mer, dans 
le Sud-Est, et de Lorient, en Bretagne. 
    Le gouvernement a également une capacité de réquisition des 
personnels dans les raffineries en cas de grève, une possibilité 
utilisée par le passé, a souligné mercredi Jean-Jacques Urvoas.  
    A la question "cette piste est-elle examinée aujourd'hui?", 
il a répondu : "Par définition, le gouvernement a à sa 
disposition des outils et il ne refuse jamais d'étudier l'usage 
de l'un d'entre eux". 
    "Nous avons des stocks (...). Donc pénaliser l'activité 
économique est quelque chose qui ne peut pas durer", a-t-il 
insisté, estimant qu'il n'y avait "aucun" risque de blocage de 
la France.  
    Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a quant 
à lui assuré que la mobilisation allait "continuer". 
   "Monsieur Hollande, dans son programme des élections 
présidentielles, n'a jamais dit 'je vais casser le code du 
travail'", a-t-il dit sur France Inter.  
    "Au-delà de la loi Travail, c'est toute une série de choses 
qui ne va pas, et la loi Travail, en quelque sorte, c'est le 
reflet de tout ce mécontentement que nous connaissons depuis des 
années." 
 
 (Chine Labbé, avec James Reagan et Ingrid Melander, édité par 
Danielle Rouquié) 
 
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