France-Le gouvernement "ouvert" sur la durée de l'état d'urgence

le
0
    PARIS, 19 juillet (Reuters) - Le gouvernement proposera au 
Parlement de prolonger de trois mois l'état d'urgence face à la 
menace terroriste mais est ouvert à une proposition de 
l'opposition de droite, qui souhaite une prorogation de six 
mois, a déclaré mardi son porte-parole. 
    François Hollande a décidé après la tuerie de Nice, jeudi 
soir, de prolonger l'état d'urgence décrété à la suite des 
attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, après avoir 
envisagé un temps de le suspendre. 
    Les députés se prononcent mardi soir sur cette prolongation 
et le Sénat, où la droite est majoritaire, mercredi. 
    Le parti Les Républicains, principal formation de droite, a 
rendu publiques lundi soir dix propositions, dont le 
prolongement de l'état d'urgence pour six mois. Il subordonne 
son vote à la réponse du gouvernement à ces propositions. 
    Sur la question de la durée de l'état d'urgence, "on est 
tout à fait ouvert à la discussion avec l'opposition", a déclaré 
Stéphane Le Foll lors du compte rendu du conseil des ministres, 
en grande partie consacrée aux suites de l'attentat de Nice, qui 
a fait 84 morts et plus de 300 blessés. 
    "Si je vous dis qu'on est ouvert pour discuter de prolonger 
de trois mois ou de six mois, ça signifie qu'il y a la 
possibilité de trouver un accord. Après, on verra comment 
l'opposition, elle, souhaite répondre", a-t-il ajouté. 
    Il a précisé que le gouvernement entendait regarder les 
propositions de LR "avec la volonté (...) de faire en sorte que 
la majorité soit la plus large possible". 
    Mais François Hollande a fixé des limites, a-t-il ajouté : 
    "Le Président de la République a rappelé deux grands 
principes : tout sera mis en oeuvre pour protéger les Français 
(...) Ça sera fait dans le cadre de l'Etat de droit et des 
valeurs de la République et de la démocratie." 
    C'est à l'aune de ces principes que toute proposition, 
notamment de l'opposition, sera examinée, a ajouté le chef de 
l'Etat, selon Stéphane Le Foll.  
    Le projet de loi sur l'état d'urgence prévoit d'autoriser de 
nouveau le recours aux perquisitions administratives, de saisir 
dans ce cadre, et d'exploiter, les données contenues dans tout 
système informatique ou de communication. 
    Si une perquisition révèle l'existence d'un autre lieu 
fréquenté par la personne visée, un droit de suite permettra par 
ailleurs de perquisitionner dans la foulée cet autre endroit. 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant