France-Le gouvernement hausse le ton face à la grève avant l'Euro

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    * Ségolène Royal veut que "la pagaille cesse" 
    * Patrick Kanner dénonce une guérilla syndicale qui vise 
l'Euro 
    * La grève se poursuit à la SNCF, menace chez Air France 
    * Les conséquences sur l'emploi inquiètent Sapin 
 
 (Actualisé avec Royal, Kanner, Braillard et Sud-Rail) 
    PARIS, 9 juin (Reuters) - A vingt-quatre heures du début de 
l'Euro de football, le gouvernement est monté au créneau pour 
dénoncer les mouvements de grève contre le projet de loi Travail 
ou à la SNCF, estimant que l'image de la France était en jeu. 
    "Pour qu'une grève soit comprise, il faut qu'elle ait un 
sens et, aujourd'hui, cette grève n'a plus aucun sens", a 
déclaré le ministre des Finances Michel Sapin sur France Info. 
    "Comme tous les Français, on a envie que les choses rentrent 
dans l'ordre, que cette pagaille cesse", a renchéri la ministre 
de l'Environnement Ségolène Royal sur iTELE en stigmatisant des 
grèves "idéologiques". 
    Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, 
Patrick Kanner, a dénoncé de son côté une "forme de guérilla 
syndicale" de la part de ceux qui veulent, selon lui, bloquer la 
France pendant l'Euro. 
    "On est dans un jusqu'au-boutisme, on est dans une politique 
du pire. C'est gâcher finalement la fête mais, en gâchant la 
fête, on gâche finalement l'image de la France", a-t-il dit sur 
France Inter. 
    La grève se poursuit à la SCNF et des arrêts de travail 
perturbent le ramassage des ordures dans plusieurs villes, 
notamment dans plusieurs arrondissement de Paris où les 
poubelles débordent sur les trottoirs.  
    Des manifestants CGT ont bloqué tôt jeudi matin les accès au 
marché international de Rungis, au sud de Paris. 
    Le Syndicat des pilotes d'Air France (Spaf), qui représente 
un quart des pilotes de la compagnie, a annoncé de son côté 
qu'il maintenait son mot d'ordre de grève de quatre jours à 
compter de samedi, estimant que les dernières propositions de la 
direction n'étaient pas satisfaisantes.  L8N1910Z7  
     
    INTERÊT NATIONAL 
    "Est-ce qu'on doit s'arrêter de faire grève parce qu'il y a 
des inondations ? La réponse est non. Est-ce qu'on doit arrêter 
parce qu'il y a l'Euro ? La réponse est non", a déclaré sur RTL 
Fabien Villedieu, délégué syndical Sud-Rail à la SNCF. 
    "Je peux vous dire que vendredi ce sera compliqué de prendre 
la ligne D du RER. Ils vont bien trouver des non-grévistes pour 
faire tirer les trains, mais ça va être compliqué", a-t-il 
prédit à propos de la desserte du Stade de France, où l'Euro de 
football débute dans la soirée par le match France-Roumanie. 
     Le secrétaire d'Etat aux Sports Thierry Braillard a déploré 
sur BFM TV que "certains se foutent de voir leur pays accueillir 
une grande compétition". 
    Pour Ségolène Royal, c'est "l'intérêt national du pays qui 
est en jeu", au moment où "la France va être regardée par les 
télévisions du monde entier et (où) deux millions de personnes 
vont venir pour l'Euro". 
    "Aujourd'hui, l'accumulation des désordres qui s'ajoutent en 
plus aux désordres climatiques - il y a des citoyens, des 
familles qui ont tout perdu dans les inondations et qui en plus 
aujourd'hui subissent la grève du ramassage des ordures -, ce 
n'est pas possible. Ce n'est pas possible qu'un pays moderne 
continue de cette façon là dans le désordre permanent. Je crois 
qu'il faut que les choses rentrent dans l'ordre", a-t-elle dit. 
    Interrogé sur les conséquences des mouvements sociaux sur la 
croissance, Michel Sapin a estimé que "globalement, ça n'a pas 
d'impact". 
    "(Mais) ce n'est pas une raison (...) ce n'est pas le moment 
de mettre des bâtons dans les roues de la croissance qui 
reprend", a-t-il poursuivi en soulignant que plus de 160.000 
emplois avaient été créés dans le secteur privé français sur les 
douze mois à fin mars.   
    "A 160.000 emplois créés, le chômage recule, donc il faut 
faire attention (...) L'emploi reprend. Ce n'est pas le moment 
de le stopper", a encore dit le ministre des Finances. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • JOG58 il y a 6 mois

    arretez d'enfumer les français .... les emplois crées, que du précaire avec le transfert en formation ou en emplois aidés donc rien de perène, que du blabla.....mais on est habitué avec les rigolos qui gouvernent

  • phili646 il y a 6 mois

    MOI, salarié qui ne peut faire grève sans prendre le risque d'être licencié, merci à la CGT de me permettre de faire grève par procuration !!!!

  • phili646 il y a 6 mois

    "Pour qu'une grève soit comprise, il faut qu'elle ait un sens. MAIS ta loi tu croit qu'elle a un sens ? espèce de peintre !!!!