France-Le gouvernement anticipe un mouvement "sérieux" à la SNCF

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    PARIS, 31 mai (Reuters) - L'appel à la grève reconductible 
déposé par trois syndicats représentatifs de la SNCF devrait 
donner lieu à "un mouvement certes sérieux, mais (...) pas de 
l'ampleur qu'on pouvait imaginer", a déclaré mardi le secrétaire 
d'Etat aux Transports. 
    La compagnie ferroviaire prévoit six TGV sur dix, quatre 
Transilien sur dix et un TER sur deux en circulation mercredi, 
premier jour complet d'une grève qui doit débuter mardi soir à 
l'appel de la CGT, de Sud Rail et du syndicat réformiste Unsa 
sur fond de contestation contre le projet de loi Travail. 
    Satisfaite des avancées obtenues lors des négociations avec 
la direction de la SNCF et le gouvernement, la CFDT a levé lundi 
son préavis. 
    "Je continue à négocier. J'espère qu'il y aura demain 
peut-être un autre syndicat qui se ralliera aux propositions (de 
la SNCF et du gouvernement, NDLR)", a déclaré le secrétaire 
d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, sur France Inter. 
    Prié de préciser sa pensée, il a dit espérer rallier "ceux 
qui sont le moins loin de nous, évidemment, l'Unsa". 
    "La CGT rentre dans le débat en étant pour les 32 heures (de 
travail par semaine, NDLR). Je suis désolé de le dire 
publiquement, mais il n'y aura pas de 32 heures à la SNCF", a 
ajouté le secrétaire d'Etat. 
    Compte tenu des forces en présence, cette grève 
reconductible devrait se traduire selon lui par "un mouvement 
certes sérieux mais qui ne sera pas de l'ampleur qu'on pouvait 
imaginer". 
    A la RATP, où la CGT appelle à une grève illimitée à partir 
de jeudi, Alain Vidalies n'anticipe en revanche pas de 
"perturbations majeures".     
    "Tout le monde annonce une grande grève à la RATP, il n'y a 
que la CGT qui a appelé à faire grève à la RATP (...) Le rapport 
de force fait qu'il n'y aura pas de ce point de vue-là des 
perturbations qui seront très importantes", a-t-il dit. 
    Premier syndicat à la régie des transports parisiens, la CGT 
entend ainsi réclamer l'ouverture de négociations salariales et 
protester contre le projet de réforme du Code du travail voulu 
par le gouvernement. 
    Mené par la CGT et Force ouvrière (FO), le front des 
opposants à ce texte a durci ces dernières semaines le mouvement 
en multipliant les appels à la grève dans les secteurs 
stratégiques, comme l'énergie, et les transports. 
 
 (Simon Carraud, édité par Nicolas Delame) 
 
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