France-Le Foll s'agace du renoncement sur le prix du porc

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PARIS, 25 septembre (Reuters) - Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, s'est dit "en colère" vendredi envers les producteurs de porc bretons qui ont demandé une baisse des prix, quelques semaines après avoir mené un intense lobbying pour obtenir une cotation minimale. Une nouvelle crise s'est ouverte jeudi et les cotations prévues au marché au cadran de Plérin (Côtes-d'Armor) ont été reportées d'une journée après que l'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB) a demandé l'abandon de la cotation minimale à 1,40 euro le kilo. L'accord trouvé sur cette cotation au coeur de l'été avait entraîné le retrait de Plérin, début août, de deux des plus gros industriels, Bigard et Cooperl. Le premier, numéro un de la transformation de viande en France, avait même fixé la semaine dernière son propre prix, à 1,32 euro. La cotation a repris vendredi à Plérin où le prix de référence a baissé de 3,3 centimes pour un prix moyen de 1,344 euros, selon le groupement de producteurs Syproporcs. "Chacun assumera ses responsabilités", a prévenu Stéphane Le Foll vendredi sur France Info. "Je ne suis pas content parce que ça se fait toujours de la même manière, avec toujours la même stratégie, en particulier pour certains en Bretagne : ça consiste à dire que sur la question du porc, la seule question qui est posée c'est le prix (...) Le reste n'existe pas", s'est-il agacé. "J'ai essayé de répondre aux demandes des producteurs, si maintenant l'union des producteurs dit ce n'est pas ça qu'on veut, ce n'est pas ça qu'on veut. Mais je le dis : on ne sortira pas à moyen terme ou à long terme de cette crise du porc en Bretagne et en France de manière globale s'il n'y a pas une stratégie différente." "Il y a des manières différentes d'avoir une compétitivité. La compétitivité hors prix c'est aussi l'essentiel de la compétitivité et il y en a certains, aujourd'hui, qui ne veulent pas l'entendre et ça, ça me met effectivement un peu en colère." L'accord avait été fixé à 1,40 euro sur demande des producteurs de porc qui estimaient à ce niveau le prix minimal pour ne pas perdre d'argent sur leur production. Confronté à une crise dans les secteurs du lait, du boeuf et du porc, le gouvernement a pris deux séries de mesures pour aider les agriculteurs, dont la dernière annoncée début septembre après une manifestation à Paris. (voir [ID:nL5N119119 (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • JODHY le vendredi 25 sept 2015 à 13:57

    c'est lui qui veut nous faire payer plus cher