France-Le FN s'estime "crédibilisé" après les attentats

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    PARIS, 26 novembre (Reuters) - Les attaques meurtrières du 
13 novembre dernier à Paris et Saint-Denis ont donné du crédit 
au discours du Front national (FN) qui pourrait rallier 
davantage d'électeurs aux régionales de décembre, a jugé jeudi 
Marion Maréchal-Le Pen. 
    Les récents sondages enregistrent une légère poussée du 
parti d'extrême droite, notamment en Ile-de-France où la liste 
FN gagne trois points au premier tour et quatre au second par 
rapport à début octobre, selon une enquête publiée jeudi. 
    D'après cette étude Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en 
France et BFM TV, la liste conduite par Wallerand de Saint-Just 
est la seule qui progresse à ce point. Celle du socialiste 
Claude Bartolone perd même trois points en vue du second tour.  
    Toujours selon ce sondage mené du 19 au 21 novembre, le FN 
demeure tout de même en troisième position, à dix points de la 
gauche réunie au second tour et 15 des Républicains, de l'UDI et 
du Modem. 
    "Il n'y a pas de rupture dans ces sondages, c'est-à-dire 
qu'il y a une dynamique qui existait déjà et qui était énorme, 
qui est confirmée", a dit sur France Info Marion Maréchal-Le 
Pen, chef de file de son parti en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. 
    "Je n'aime pas trop dire qu'on en profite parce que ce 
serait extrêmement cynique ou même opportuniste, alors qu'en 
réalité, nous n'avons pas modifié ou adapté notre discours au vu 
des circonstances", a ajouté la députée d'extrême droite. 
    A ses yeux, le FN est la seule formation qui propose de 
longue date des mesures susceptibles de lutter contre la menace 
d'attaques semblables à celles qui ont fait 130 morts il y a 
près de deux semaines.  
    "Par effet mécanique évidemment, et vu le principe de 
réalité, nous sommes crédibilisés. Ça peut certainement faire 
bouger une partie de l'électorat qui n'était pas tout à fait 
décidé, en particulier à droite pour venir vers nous", d'après 
Marion Maréchal-Le Pen. 
    Elle-même a gagné du terrain dans les sondages après les 
attentats: selon une étude Ipsos-Sopra Steria réalisée du 19 au 
21 novembre, sa liste obtiendrait 40% des voix dès le premier 
tour en Paca, contre 37% précédemment. 
    Au second tour, la députée FN l'emporterait avec 41% (+3) 
des voix devant Christian Estrosi (34%,-2) et Christophe 
Castaner (25%,-1). 
    Les sondages relèvent en revanche que les électeurs estiment 
que l'actualité récente ne devrait pas avoir d'incidence sur 
leur vote pour le scrutin des 6 et 13 décembre. 
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • jany7 le jeudi 26 nov 2015 à 11:19

    il ne s'agit pas de recuperer ou de se servir des attentats pour observer sa progression ou non progression dans un sondage il faut simplement avoir une politique fiable adaptée et avoir un objectif long terme les francais sont suffissement intelligents pour faire le point sur chacun des partis et d'observer leurs discours attitudes et proposition depuis 10 a 20 ans et en particulier les resultats