France-Le FN renvoyé en procès pour le financement de 2012

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 (Actualisé avec réactions FN) 
    PARIS, 6 octobre (Reuters) - Le Front national et de deux de 
ses dirigeants sont renvoyés en correctionnelle dans l'enquête 
sur le financement des campagnes électorales du parti en 2012, 
a-t-on appris jeudi de source judiciaire. 
    Les dirigeants du FN, qui contestent toute irrégularité, ont 
souligné que les comptes de campagne de 2012 avaient été validés 
par les magistrats et estimé que les faits reprochés au parti 
étaient sans commune mesure avec ceux visant l'ex-UMP.   
    "Marine Le Pen n'est nullement mise en cause", a ajouté le 
vice-président Florian Philippot sur iTELE. 
    Les deux dirigeants du FN visés sont le trésorier Wallerand 
de Saint-Just et le vice-président du FN Jean-François Jalkh, a 
précisé la source judiciaire. 
    Deux autres personnes morales, "Jeanne", le micro-parti de 
la présidente du FN Marine Le Pen, et Riwal, la société qui 
fournissait le matériel de campagne du FN, sont également 
renvoyées devant le tribunal. 
    Le FN sera jugé pour complicité d'escroquerie dans le cadre 
des législatives de 2012 et recel d'abus de biens sociaux. 
    La justice soupçonne le mouvement d'avoir mis en place un 
système d'enrichissement frauduleux aux frais de l'Etat avec 
l'un de ses prestataires, la société Riwal, et le micro-parti 
Jeanne, en profitant des remboursements publics sur les frais de 
campagne.  
    Des kits de campagne au tarif de 16.650 euros étaient 
fournis à quelque 525 candidats aux législatives par Riwal, une 
société dirigée par un proche de Marine Le Pen, Frédéric 
Chatillon. Les candidats devaient contracter un prêt avec 
intérêts auprès de "Jeanne" pour pouvoir les acheter. 
    Les juges estiment qu'il s'agit de prestations surfacturées 
au détriment de l'Etat, qui rembourse les frais de campagne aux 
candidats dépassant 5% des voix. 
    Ces faits sont contestés par le parti et tous les 
protagonistes. 
    "Ça nous donnera l'occasion de nous défendre publiquement et 
de montrer que nous sommes totalement innocents", a déclaré 
Wallerand de Saint-Just sur Europe 1, précisant vouloir faire 
appel de l'ordonnance de renvoi. 
    "A la primaire UMP, vous avez un ancien condamné à 14 mois 
de prison avec sursis, M. Juppé, et vous avez un mis en examen 
et noyé dans plusieurs affaires qui est M. Sarkozy", a dit 
Florian Philippot. 
    "Sur le fond, le Front national n'a strictement rien à se 
reprocher", a-t-il ajouté.   
    Marine Le Pen a été entendue par les juges d'instruction 
chargés du dossier sous le statut de témoin assisté. 
 
 (Gérard Bon, édité par Sophie Louet) 
 
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