France-Le départ de Taubira apporte plus de "clarté"-Le Roux

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    * Le chef de file des députés PS dément tout "clash" 
    * Le gouvernement a entendu la gauche-Touraine 
    * Filippetti pointe une crise politique majeure de la gauche 
 
    PARIS, 28 janvier (Reuters) - Le chef de file des députés 
socialistes, Bruno Le Roux, a estimé jeudi que la démission de 
Christiane Taubira permettrait d'apporter plus de "clarté" dans 
l'expression gouvernementale et a démenti tout "clash" au sein 
de la majorité. 
    La ministre de la Justice a démissionné mercredi du 
gouvernement sur fond de "désaccord politique majeur" lié au 
projet du gouvernement, finalement amendé, d'étendre la 
déchéance de nationalité pour les terroristes. 
    A la question de savoir si le gouvernement était plus 
cohérent sans Christina Taubira, Bruno Le Roux, invité sur RFI, 
a répondu : "en terme de discours et sur un sujet important, 
oui, de toute évidence, sinon il n'y aurait pas eu cette 
démission". 
    "Il y a plus de clarté dans l'expression, pour autant 
forcément quand Christiane Taubira part, on perd quelque chose", 
a-t-il souligné.  
    "C'est une séparation sur un désaccord politique, ce n'est 
pas un clash politique aujourd'hui au sein du gouvernement et 
dans la majorité", a-t-il poursuivi, refusant l'idée selon 
laquelle "avec le départ de Christiane Taubira, il ne reste plus 
de gauche au gouvernement".  
    "Tous les ministres qui restent sont des ministres de gauche 
et tous ont envie de continuer à reformer le pays." 
    A la suite de l'annonce de sa démission, Christiane Taubira 
a reçu jeudi le soutien de plusieurs personnalités situées à 
gauche du PS, comme les anciens ministres Aurélie Filippetti et 
Arnaud Montebourg.  
    "Christiane Taubira incarnait, portait la voix de ce refus 
de cette mesure (la déchéance de nationalité NDLR)", a dit 
l'ex-ministre de la Culture sur BFM TV RMC.  
    "Le fait de dire qu'on n'arbitrera pas en direction de 
Christiane Taubira c'est un moyen de dire 'non' à une partie de 
ce que demande la gauche, donc les électeurs de 2012. C'est la 
volonté claire de clarifier et de clarifier pas en direction de 
la gauche". 
     
    "CRISE MAJEURE" 
    "Il y a une forme de fracture très nette et la démission de 
Christiane Taubira est le symbole de cette crise politique 
majeure qui fracture aujourd'hui la gauche", a-t-elle ajouté. "A 
un an de la présidentielle, le moment devrait être du 
rassemblement".  
    Une grille de lecture rejetée par la ministre de la Santé 
Marisol Touraine. Reconnaissant ne pas avoir été elle-même "à 
l'aise" avec l'"inscription dans la Constitution de deux 
catégories de Français", elle estime que la gauche a été 
entendue par le gouvernement. 
    "Le Premier ministre a présenté hier le texte de la réforme 
constitutionnelle", a-t-elle dit sur France Info. "Ce texte 
montre que le gouvernement, le Premier ministre et le Président 
ont entendu les interrogations qui traversent la gauche".  
    "C'est un texte qui ne remet pas en cause les fondements de 
la gauche, les valeurs de la gauche", a-t-elle ajouté.  
    Au nom de l'unité nationale, Manuel Valls a annoncé mercredi 
que le gouvernement avait finalement renoncé à inscrire la 
référence aux binationaux dans la Constitution 
( ID:nL8N15B29O ).  
 
 (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse) 
 
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