France-Le déficit public revu en baisse grâce à la croissance

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 (Actualisé avec contexte, communiqué des ministres) 
    PARIS, 19 septembre (Reuters) - Une croissance économique un 
peu plus forte que prévu permettra à la France d'afficher des 
objectifs de déficit public plus ambitieux et de nature à lui 
permettre de sortir dès 2018 de la procédure européenne de 
déficit excessif, a déclaré mardi le ministre de l'Economie et 
des Finances.  
    Bruno Le Maire a indiqué tabler sur un déficit public à 2,9% 
du PIB cette année puis 2,6% l'an prochain, soit dans les deux 
cas 0,1 point de moins que prévu dans la trajectoire publiée 
pour le débat d'orientation des Finances publiques mi-juillet. 
    "C'est un peu mieux que ce que nous avions donné en première 
indication aux parlementaires parce que la croissance est 
légèrement meilleure", a-t-il dit sur France 2. Le déficit 
public se situait à 3,4% de la richesse nationale fin 2016. 
    Sa baisse sera rendue possible par la nouvelle révision à la 
hausse, à 1,7%, de la prévision de croissance de l'économie 
française pour 2017 - fixée initialement à 1,5% puis révisée à 
1,6% cet été, celle pour 2018 restant calée à ce même niveau de 
1,7%.  .  
    Par comparaison, le PIB de 2016 avait plafonné à 1,1%. 
    Outre l'impact positif de la croissance sur les recettes, 
Bruno Le Maire et son homologue en charge de l'Action et des 
Comptes publics Gérald Darmanin, voient aussi dans la baisse 
plus marquée du déficit "l'effet des mesures de redressement 
prises par le gouvernement cet été", avec l'annulation d'une 
série de crédits.   
    "Le gouvernement travaille ainsi résolument à une sortie dès 
2018 de la procédure européenne de déficit excessif", soulignent 
les deux ministres dans un communiqué. Un déficit inférieur à 
3,0% du PIB, ce qui n'est pas arrivé en France depuis 2007, est 
pour cela nécessaire pendant deux années consécutives.  
    En attendant, le dynamisme des recettes se traduira par une 
hausse des prélèvements obligatoires à 44,7% du PIB cette année, 
soit 0,3 point de plus qu'en 2016, selon des chiffres que 
Reuters s'est procurés.  
    Leur taux retomberait à 44,3% en 2018, soit 0,3 point (ou 
6,8 milliards d'euros) de plus qu'indiqué dans la trajectoire 
publiée en juillet, un niveau qui intègre la baisse de dix 
milliards d'euros des prélèvements (fiscalité et cotisations) 
programmée pour l'an prochain et confirmée aussi par les deux 
ministres . 
    Avec des rentrées plus fortes, l'exécutif a choisi 
d'atténuer l'effort sur les dépenses publiques, qui 
progresseraient de 0,5% en volume l'an prochain (et de 1,5% en 
valeur) alors que l'objectif affiché initialement était une 
stagnation. 
    En conséquence, Gérald Darmanin a indiqué lundi que leur 
poids dans le PIB diminuerait de 0,7 point soit 16 milliards 
d'euros, alors que le gouvernement visait à l'origine une baisse 
0,9 point ou 20 milliards. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Jean-Baptiste Vey) 
 
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