France: le déficit commercial s'est nettement creusé en septembre

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Le déficit commercial de la France s'est nettement creusé en septembre, s'établissant à 4,8 milliards d'euros, alors qu'il s'était stabilisé en août, ont annoncé mardi les Douanes dans un communiqué.

"La détérioration de la balance commerciale est surtout marquée pour la construction aéronautique du fait d'une hausse des importations", expliquent les Douanes, qui font également état d'une baisse des exportations pour les produits agricoles et la chimie.

Sur l'ensemble du mois de septembre, les exportations ont fortement reflué (-2,2% après +1,9% en août), à 37,1 milliard d'euros. Les importations, de leur côté, se sont tassées (-0,6% après +1,8% en août), à 41,9 milliards.

Au cours des douze derniers mois, le déficit cumulé atteint 48,7 milliards d'euros, contre 45,4 milliards à la même période l'an dernier, soulignent les Douanes.

Dans le secteur aéronautique, la progression des importations tient à la reprise des introductions aéronautiques depuis l'Allemagne pour la construction d'Airbus en cours de finalisation, mais aussi à une poussée des achats de turboréacteurs.

Cette hausse des importations conduit à réduire "sensiblement l'excédent" commercial, malgré le maintien des exportations "à haut niveau", indiquent les Douanes.

La balance commerciale s'est à l'inverse améliorée dans l'industrie automobile et dans la pharmacie, grâce à une baisse des importations, après les pics atteints en août.

Par zone géographique, le solde commercial s'est détérioré vis-à-vis de l'Union européenne, en particulier du Royaume-Uni et de l'Italie, où le repli des exportations est le plus marqué.

L'excédent vis-à-vis de l'Amérique a lui aussi subi une contraction, en raison notamment de la dégradation des échanges aéronautiques, tandis que le déficit vis-à-vis de l'Asie s'est réduit.

Le solde des transactions courantes de la France vis-à-vis du reste du monde s'est également dégradé, passant de -2,5 milliards d'euros en août à -3,4 milliards en septembre, selon un communiqué de la Banque de France.

Le déficit des échanges de biens à légèrement augmenté (à -2,7 milliards contre -2,4 milliards), tandis que les échanges de services se sont franchement dégradés (de -0,2 milliard à -0,8 milliard), notamment dans le secteur des voyages et des services aux entreprises.

La balance des transactions courantes va au-delà des seuls échanges de biens, déficitaires depuis de longues années en France, en prenant en compte ceux des services ainsi que les revenus des investissements et ceux du travail versés entre agents économiques en France et à l'étranger.

C'est le solde des transactions courantes qui in fine détermine si un pays a acquis sur une période la capacité de prêter des capitaux au reste du monde ou a besoin d'en emprunter, sa tendance à s'enrichir ou s'appauvrir.

Le commerce extérieur demeure depuis plusieurs années le talon d'Achille de l'économie française, en dépit des efforts affichés du gouvernement pour améliorer la compétitivité des entreprises.

Dans le projet de loi de finances pour 2017 présenté fin septembre, le gouvernement a ainsi revu son objectif de déficit à 45,3 milliards d'euros en 2016 contre 40,3 milliards annoncés dans le PLF de 2016.

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