France-Le Conseil d'Etat maintient la vidéosurveillance d'Abdeslam

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    PARIS, 28 juillet (Reuters) - Le Conseil d'Etat a rejeté 
jeudi la demande de suspension de la vidéosurveillance 
permanente opérée dans la cellule de prison de Salah Abdeslam, 
suspect-clé des attentats du 13 novembre 2015, qui considérait 
que ce système portait atteinte à sa vie privée.  
    La plus haute juridiction administrative a estimé que "ni la 
loi autorisant cette vidéosurveillance, ni son application au 
requérant ne portaient une atteinte excessive à la vie privée de 
l'intéressé". 
    Le Conseil d'Etat a également relevé que "cette mesure se 
justifiait par le contexte d'attentats terroristes en France et 
la présomption que le requérant bénéficie du soutien d'une 
organisation terroriste internationale".    
    En première instance, Salah Abdeslam avait été débouté de sa 
demande de suspension en urgence de sa vidéosurveillance. Il 
avait donc fait appel devant le Conseil d'Etat, un appel examiné 
jeudi matin par l'institution.  
    Dans son ordonnance du 15 juillet, le juge des référés du 
tribunal administratif de Versailles avait estimé qu'il n'y 
avait pas d'urgence à mettre fin à ce régime. 
    Salah Abdeslam est placé à l'isolement, sous 
vidéosurveillance permanente, dans la prison de Fleury-Mérogis 
(Essonne), où il est incarcéré depuis le 27 avril. 
    Ce système vise, d'après le gouvernement, à prévenir tout 
risque de suicide ou d'évasion. "On le surveille pour l'amener 
vivant à son procès dans quelques années", juge son avocat Frank 
Berton, d'après qui on le "rend dingue". 
    Des détails sur son quotidien en détention - de son brossage 
de dents au nombre de djellabas en sa possession - avaient été 
révélés par voie de presse, début juillet, après une visite à 
Fleury-Mérogis (Essonne) d'un député Les Républicains.  
    Outre l'argument relatif au respect de sa vie privée, les 
avocats de Salah Abdeslam contestaient le régime juridique 
encadrant la vidéosurveillance : un arrêté pris par le ministre 
de la Justice le 9 juin dernier.  
    Mais un amendement de l'opposition retenu dans le cadre du 
projet de loi prolongeant l'état d'urgence a depuis renforcé la 
base légale permettant des mesures de vidéosurveillance en 
prison. 
 
 (Chine Labbé, édité par Myriam Rivet) 
 
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