France-Le climat des affaires au plus haut depuis 3 ans en mars

le
0

* Un indicateur positif de plus, signe de la reprise au T1 * Le redémarrage s'annonce progressif voire poussif * Perspectives d'activité toujours bien orientées (Actualisé avec économistes et éléments supplémentaires) PARIS, 25 mars (Reuters) - Le climat des affaires s'est amélioré en France au mois de mars pour atteindre son plus haut niveau depuis près de trois ans, selon les données publiées mercredi par l'Insee. Ce signal positif après trois mois de stagnation vient renforcer la thèse d'une accélération de l'économie française au premier trimestre 2015. Une prévision déjà étayée par plusieurs indicateurs dans un contexte favorable de recul des taux d'intérêt, des prix du pétrole et de l'euro face au dollar. "Le climat des affaires bouge enfin", souligne Philippe Waechter, chef économiste de Natixis AM. L'indicateur global, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité, est ressorti à 96, en hausse de deux points par rapport au niveau enregistré chaque mois entre novembre et février. Il reste en deçà de sa moyenne de long terme, qui se situe à 100, mais atteint son plus haut niveau depuis avril 2012. Pour Diego Iscaro, économiste chez IHS Economics, "l'amélioration de la confiance est bienvenue et soutient notre prévision d'une amélioration de l'activité au premier trimestre". "Même si nous prévoyons que les entreprises restent assez prudentes sur les perspectives économiques, nous prévoyons que la confiance s'améliorera progressivement lors des prochains mois", ajoute-t-il. L'indicateur de retournement de la conjoncture pour l'ensemble des secteurs reste quant à lui dans la zone favorable, souligne l'Insee. Selon Evelyn Herrmann, économiste chez BNP Paribas CIB, ces chiffres tendent à démontrer l'amélioration de la conjoncture au premier trimestre, lors duquel elle prévoit une croissance économique de 0,3%, après +0,1% au quatrième trimestre 2014. La Banque de France et l'Insee prévoient eux aussi une hausse du PIB de 0,3% au premier trimestre de cette année, pour l'ensemble de laquelle le gouvernement prévoit une croissance de 1%. L'amélioration du climat des affaires a notamment été portée par le commerce de détail et les services, reflétant l'impact positif de la baisse des prix du pétrole sur le pouvoir d'achat et la consommation, juge Evelyn Herrmann. L'INDUSTRIE PROCHE DE SA MOYENNE, LES SERVICES ENCORE LOIN Par secteurs, le climat des affaires dans l'industrie a baissé d'un point, à 99, soit la prévision moyenne des seize économistes interrogés par Reuters, tandis que le chiffre de février a été relevé d'un point. Ce recul est notamment lié à une chute de l'opinion des industriels sur leur activité passée mais le solde sur les perspectives générales de production, qui reflète l'opinion des industriels sur l'activité de l'industrie dans son ensemble, progresse fortement pour atteindre son plus haut niveau depuis juillet 2011, nettement au-dessus de sa moyenne de long terme. Les industriels interrogés font état d'une amélioration de leurs carnets de commandes globaux et étrangers. L'indicateur de retournement progresse et se situe dans la zone indiquant une conjoncture favorable. Dans les services, le climat des affaires a progressé d'un point, à 93, le chiffre de février ayant été dans le même temps relevé d'un point. Cette quasi stabilité est le signe d'une reprise "poussive", selon Denis Ferrand, directeur général de l'institut d'études économiques Coe-Rexecode. Elle détone avec les indices PMI publiés par Markit, selon lesquels les services tirent la croissance de l'activité du secteur privé en France. Selon les premières estimations PMI pour le mois de mars publiées mardi, la poursuite de la croissance des services a permis à l'ensemble du secteur privé de croître pour le deuxième mois consécutif. ID:nL6N0WP2Q1 L'indicateur du climat des affaires dans le commerce de détail a progressé de trois points, à 104, le chiffre de février ayant été lui-même relevé de deux points. Il se situe désormais à son plus haut niveau depuis mi-2011 et au-dessus de sa moyenne de long terme. Le commerce de gros progresse quant à lui de trois points par rapport à la dernière mesure disponible, celle de janvier, à 98. L'indicateur du bâtiment est resté stable, à 89, signe de la persistance de la déprime du secteur, l'indicateur de retournement revenant quant à lui en zone neutre. Statistiques détaillées : http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=105&date=20150325 Les indicateurs français en temps réel ECONFR Les indicateurs de la zone euro en temps réel ECONEZ Le point sur la conjoncture française ECO/FR (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant