France-Le CFCM reçu en urgence par Cazeneuve sur le burkini

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 (Actualisé avec déclarations à l'issue de la rencontre) 
    PARIS, 24 août (Reuters) - Le président du Conseil français 
du culte musulman (CFCM) s'est dit "rassuré" mercredi après 
avoir été reçu en urgence à sa demande par le ministre de 
l'Intérieur Bernard Cazeneuve au sujet de la polémique sur le 
"burkini", qui a suscité une forte inquiétude chez les musulmans 
de France.  
    L'instance représentative de l'islam de France juge 
"préoccupante" la tournure du débat sur le port de ce vêtement 
de bain couvrant l'essentiel du corps. 
    Plusieurs communes côtières du Sud-Est et du Nord, dont Nice 
et le Touquet, ont pris des arrêtés pour bannir ce vêtement. Le 
Conseil d'Etat examinera jeudi des recours contre l'un d'eux.  
    "Il peut être pris des arrêtés en cas de trouble à l'ordre 
public (...) mais ces arrêtés doivent être pris dans un cadre où 
les mesures sont rigoureusement proportionnées", a déclaré 
Bernard Cazeneuve à l'issue de sa rencontre avec Anouar Kbibech, 
président du CFCM.  
    "La mise en oeuvre de la laïcité et la possibilité de 
prendre ces arrêtés ne doit pas conduire à des stigmatisations 
ou à l'antagonisation de Français les uns contre les autres", 
a-t-il ajouté. "Moins de fraternité, c'est plus de faiblesse 
face au risque terroriste." 
    Le président du CFCM, venu transmettre la forte "inquiétude" 
et "l'émotion" de nombreux musulmans de France face à cette 
polémique, s'est dit "totalement rassuré" par les propos du 
ministre.  
    Plus tôt, Anouar Kbibech avait déploré dans un communiqué 
que "certains maires instrumentalisent cette affaire à des fins 
exclusivement électorales et politiques". 
    "Dans certaines villes, l'interdiction du burkini a été 
décrétée en l'absence même de cas constatés", soulignait-il.  
    Une femme a été verbalisée le 16 août sur une plage de 
Cannes pour le port d'un simple voile, créant la "stupéfaction" 
au Parti socialiste.   Des images de policiers 
obligeant une femme sur la plage de Nice à ôter une tunique ont 
par ailleurs fait le tour du web.    
    Pour Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national 
contre l'islamophobie, qui dépend du CFCM, cette "stigmatisation 
ne fait qu'encourager les recruteurs de Daech (l'Etat islamique, 
NDLR)".  
    Le Premier ministre, Manuel Valls, a apporté la semaine 
dernière son soutien aux maires qui ont pris des arrêtés 
anti-burkini. Il a estimé que les plages devaient être 
"préservées des revendications religieuses" mais exclu de 
légiférer sur le sujet.  
 
 (Chine Labbé, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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  • M6322243 il y a 4 mois

    politiquard empoisonneur de la france

  • JODHY il y a 4 mois

    Caseneuve a baissé son pantalon ?