France-Le centre orthodoxe russe inauguré à Paris sans Poutine

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    PARIS, 19 octobre (Reuters) - Le centre spirituel et 
culturel orthodoxe russe a été inauguré mercredi à Paris en 
l'absence de Vladimir Poutine, qui a annulé la semaine dernière 
son déplacement en raison de tensions diplomatiques avec 
François Hollande sur la Syrie.  
    Situé en bord de Seine, quai Branly, le centre, conçu par 
l'architecte français Jean-Michel Wilmotte, accueille sur près 
de 5.000 m2 une cathédrale orthodoxe surmontée de cinq bulbes 
dorés, un centre culturel, un centre cultuel et une école 
franco-russe.  
    "Je crois que la fête n'a pas été gâchée, si certains l'ont 
voulu ils n'ont pas réussi", a dit l'ambassadeur de Russie en 
France, Alexandre Orlov, à Reuters. "Sans doute le président 
Poutine nous a manqué. Mais c'est un centre qui est construit 
pour l'éternité, je crois qu'il aura le temps pour visiter ce 
centre, à un moment plus propice." 
    Dans un message lu à Paris par son ministre de la Culture, 
le président russe a souligné que "la création de ce complexe 
unique témoign ait  de la solidité des relations bilatérales 
franco-russes".  
    "Je suis persuadé que le nouveau centre va occuper une place 
digne dans tous les monuments historiques culturels de la 
France, qu'il va jouer un rôle très important pour le 
renforcement des liens entre nos deux peuples et pour le 
renforcement de la coopération entre nos deux pays", a dit 
Vladimir Poutine, cité par Vladimir Medinski, dont les propos en 
russe ont été traduits par un interprète.  
    La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, le secrétaire 
d'Etat chargé des relations avec le Parlement Jean-Marie Le 
Guen, et plusieurs élus de droite comme Jacques Myard, Rachida 
Dati ou Gilbert Collard notamment, avaient fait le déplacement.  
    La France compte une vingtaine d'églises orthodoxes russes, 
dépendantes du Patriarcat de Moscou ou du Patriarcat de 
Constantinople. 
    Le doute sur la venue de Vladimir Poutine, prévue de longue 
date, planait depuis les bombardements russes et syriens sur les 
quartiers rebelles d'Alep, en Syrie, qui ont fait de nombreuses 
victimes et suscité une vague d'indignation internationale. 
    Condamnant des "crimes de guerre", François Hollande avait 
conditionné la venue du président russe à des discussions sur  
le conflit syrien, dans lequel Moscou joue un rôle actif en tant 
qu'allié du président Bachar al Assad.  
    Face à cette exigence, Vladimir Poutine a annoncé la semaine 
dernière l'annulation de sa visite, le porte-parole du Kremlin 
précisant toutefois que le président russe viendrait à Paris au 
moment où cela conviendrait à son homologue français.  
 
 (Johnny Cotton et Marine Pennetier, édité par Sophie Louet) 
 
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  • charleco il y a un mois

    C'est un centre culturel, qui fait partie de l'ambassade.

  • delapor4 il y a un mois

    La Grande et Sainte Russie et l'Eglise Orthodoxe seront une bénédiction pour la renaissance de la civilisation européenne et chrétienne quand l'Occident décadent aura fini de sombrer dans le gouffre.

  • dotcom1 il y a un mois

    Je croyais qu'un pays étranger n'avait pas le droit de financer un lieu de culte?