France-Le cardinal Barbarin entendu 10 heures par la police

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 (Actualisé avec sortie du commissariat, avocat) 
    LYON, 8 juin (Reuters) - Le cardinal Philippe Barbarin a été 
entendu mercredi pendant plus de dix heures par la police dans 
le cadre de l'enquête pour non-dénonciation d'agressions 
sexuelles sur mineurs et mise en danger d'autrui à la suite de 
la mise en examen en janvier d'un prêtre du diocèse de Lyon.  
    L'un de ses avocats, Jean-Félix Luciani, a expliqué la 
longueur de l'audition par le fait que son client "souhaitait 
s'expliquer depuis de nombreux mois".  
    "Il est traîné dans la boue depuis de nombreux mois et à un 
moment donné on a envie de répondre. Il a répondu avec toute la 
sincérité possible", a-t-il dit à la presse. "Un évêque est un 
homme d'Eglise qui n'a pas une vocation policière mais plutôt 
celle de tenter d'aider ceux qui viennent à lui". 
    "Il n'y a pas de garde à vue" a précisé de son côté le 
parquet, qui n'exclut pas d'organiser prochainement un débat 
contradictoire entre les différentes parties. 
    Le parquet devrait assez rapidement choisir entre le 
classement de l'affaire ou la saisie d'un juge d'instruction 
dans la perspective d'une mise en examen. Cette décision devrait 
intervenir avant la fin du mois de juin. 
    Me Jean-Félix Luciani s'est montré optimiste pour la suite 
la procédure, les questions de la police concernant "les 
responsabilités prêtées au cardinal pour deux infractions: la 
non-dénonciation d'un délit ou d'un crime d'une part et d'autre 
part l'omission de prêter assistance à une personne en péril". 
    "Je pense qu'il n'y aura pas de suite", a-t-il estimé. 
    Le cardinal Barbarin a notamment été interrogé sur sa 
connaissance des agissements du père Bernard Preynat, en poste 
dans le diocèse de Lyon depuis plusieurs décennies. Ce prêtre a 
été mis en examen en janvier dernier pour des faits 
d'attouchement sexuels sur de jeunes scouts remontant à 1991.  
    Le cardinal Philippe Barbarin est visé par plusieurs 
plaintes de victimes qui lui reprochent de ne pas avoir dénoncé 
les faits à la justice et d'avoir laissé les responsables 
présumés en poste.   
    Il a reconnu "des erreurs dans la gestion et la nomination 
de certains prêtres", lors d'une réunion du diocèse de Lyon mais 
s'est défendu d'avoir couvert toute agression sexuelle. 
 
 (Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • 445566ZM il y a 6 mois

    Quel age a t-il ? La police socialiste voudrait gagner, au moins contre l'église.