France-Le candidat PS maintient sa candidature dans l'Est

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 (Actualisé avec maintien de la liste) 
    STRASBOURG, 8 décembre (Reuters) - Le socialiste Jean-Pierre 
Masseret a mis fin mardi au suspense entourant sa candidature en 
vue du deuxième tour des régionales dans l'Est en annonçant 
qu'il se maintenait en dépit des appels venus de son parti et de 
certains de ses colistiers.  
    De nombreuses personnalités de gauche l'avaient exhorté à se 
retirer en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine pour tenter de 
barrer la route au Front national (FN), arrivé en tête au 
premier tour sous la conduite de Florian Philippot. 
    "Trois listes seront en compétition dimanche prochain", a 
déclaré Jean-Pierre Masseret lors d'une conférence de presse 
tenue en début de soirée, une heure après l'heure limite pour 
les candidats qui souhaitaient se désister. 
    Sur les 189 candidats, seuls 71 avaient fait parvenir à 
18h00 leur retrait à la préfecture, soit moins que les 95 requis 
pour que l'invalidation de la liste devienne automatique. 
    "Tous les citoyens de cette région pourront exprimer leur 
choix, un choix libre, un choix démocratique. (...) Nous 
participons ainsi au respect de chacune et de chacun de nos 
concitoyens", a dit l'actuel président de la région Lorraine. 
    Il a précisé avoir reçu de nombreux témoignages de soutien. 
    Certaine figures de la gauche locale, comme la tête de liste 
départementale dans le Bas-Rhin, Pernelle Richardot, l'avaient 
en revanche appelé à renoncer à sa candidature.  
    "Je demande que Jean-Pierre Masseret, en son âme et 
conscience, entende l'appel des militants socialistes et retire 
sa liste", lançait-elle en fin d'après-midi. 
    Les instances nationales du PS avaient également pesé de 
tout leur poids pour obtenir le retrait de la principale liste 
de gauche, arrivée en troisième position dimanche dernier, avec 
16,11% des suffrages, loin derrière celles des Républicains 
(25,83%) et du FN (36,06%). 
    En Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en 
Provence-Alpes-Côte-d'Azur, les chefs de file socialistes se 
sont pliés à ces consignes et le second tour, dans ces deux 
régions, aura l'allure d'un duel entre le FN et la droite 
classique. 
     
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Simon Carraud) 
 
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