France-Le bâtonnier d'Ajaccio mis en examen

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PARIS, 9 octobre (Reuters) - Le bâtonnier d'Ajaccio, Me Doumé Ferrari, interpellé lundi avec dix autres personnes, a été mis en examen jeudi dans le cadre de l'enquête sur des attentats à la roquette contre les casernes de gendarmerie d'Ajaccio et de Bastia le 5 décembre 2013. Le juge antiterroriste Alain Gaudino a notamment retenu contre lui le chef d'association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, précise le parquet de Paris dans un communiqué. L'avocat ajaccien est également accusé de recel de vol avec arme en bande organisée, de détention illégale d'armes et de munitions et de susbstances incendiaires ou explosives, le tout en relation avec une entreprise terroriste. Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'entrer en relation avec toute personne impliquée ou entendue dans cette affaire. Selon ses défenseurs, Mes Jean-Marc Lanfranchi et Eric Barbolosi, il devait être remis en liberté dans la soirée. "Au regard des éléments du dossier, la mise en examen de Me Ferrari n'était pas nécessaire, le simple statut de témoin assisté aurait suffi puisqu'il est étranger à ces faits", a déclaré Eric Barbolosi. Cet avocat juge également "injustifiée" la saisie du téléphone portable du bâtonnier, "censée faire apparaître des contacts dans le milieu nationaliste" corse. "En tant que pénaliste, il a été amené à défendre ces gens", a fait valoir Eric Barbolosi. Les charges pesant sur Me Ferrari le relient, selon les gendarmes, à une cache d'armes dans le garage d'une résidence découverte à Ajaccio dix jours après les attentats. "Ce box est la propriété de sa s½ur mais les enquêteurs soupçonnent que le gérant de fait aurait été l'avocat en relation avec des clandestins", dit-on de source proche du dossier. La soeur de Doumé Ferrari, qui avait été interpellée en décembre puis mise hors de cause, a été de nouveau placée en garde à vue jeudi matin à Ajaccio. Deux autres personnes dont l'ADN a été découvert dans la cache doivent être présentées vendredi au juge, selon une source policière. Deux autres restent activement recherchées. Les barreaux d'Ajaccio et de Bastia annoncent des actions de soutien et les militants nationalistes ont appelé à des rassemblements jeudi soir dans ces villes. (Roger Nicoli, édité par Emmanuel Jarry)

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