France-La voie des réformes s'annonce étroite pour Valls

le , mis à jour à 19:06
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* L'emploi est la priorité absolue du gouvernement * Valls envisage une grande conférence sociale fin 2015-début 2016 * Rassurer les entreprises sans céder sur les contreparties par Emmanuel Jarry POITIERS, Vienne, 7 juin (Reuters) - Manuel Valls a promis ce week-end qu'il n'y aurait pas de pause dans les réformes mais la voie est étroite entre les exigences de son camp et des partenaires sociaux, les contraintes budgétaires et le souci de reconquérir l'opinion d'ici la présidentielle de 2017. Une priorité s'impose au Premier ministre : enrayer la progression du chômage qui ne cesse de battre des records et sera une clef des prochaines échéances électorales. "La question de l'emploi et donc des relations avec les entreprises est le sujet de préoccupation principal du président et du Premier ministre", souligne un élu proche de Manuel Valls. "On ne parle que de ça aux petits déjeuners de la majorité à Matignon : comment faire pour avoir des relations plus apaisées avec les entreprises et ne pas lâcher des avantages sans contreparties", explique ce député. Une première réponse sera donnée mardi à l'issue d'une réunion autour de François Hollande sur la relance de l'emploi dans les PME et très petites entreprises (TPE). Manuel Valls pourrait notamment plafonner les indemnités pour licenciement abusif accordées par les prud'hommes. Cette mesure est censée supprimer une cause de la "peur d'embaucher" évoquée par le patronat à longueur de déclarations, ce qui a amené le Premier ministre à dénoncer samedi à Poitiers le "discours anxiogène" de certains dirigeants du Medef. Le Parti socialiste, pour une fois presque unanime, le presse de réorienter 15 milliards d'euros de baisse de charges restant dues aux entreprises si elles ne tiennent pas leurs engagements en matière d'emploi et d'investissement. RASSURER LES ENTREPRISES "Nous évaluerons avec les partenaires sociaux et les parlementaires la tenue de ces engagements. Ce rendez-vous approche", s'est borné à dire Manuel Valls au congrès du PS. Le patronat dénonce par avance une réorientation qui serait à ses yeux une trahison de la parole de l'Etat. Or, souligne le même député, "François Hollande et Manuel Valls veulent rassurer les entreprises pour qu'elles embauchent". Une ministre assurait cette semaine que, si modification il y avait, les aides resteraient sur "l'économie, l'emploi, pas sur le pouvoir d'achat". Une solution intermédiaire pourrait être de réorienter une partie de ces 15 milliards vers les PME qui en ont le plus besoin, notamment, dans l'industrie, celles qui sont exposées à la concurrence internationale, explique cet élu. Du côté des syndicats, une porte s'est fermée, celle d'un assouplissement du contrat de travail, demandé par le patronat mais auquel le gouvernement s'est résigné à renoncer. Selon un sondage CSA publié vendredi par Les Echos, près d'un Français sur deux serait favorable à la création d'un contrat à durée indéterminée avec des clauses facilitant le licenciement en cas de difficulté économique, par exemple. Mais "Manuel Valls sait que s'il touche au contrat de travail, il va se payer un conflit avec la CFDT", syndicat plutôt bien disposé à l'égard du gouvernement, souligne un parlementaire socialiste spécialiste de ces questions. "En revanche, il peut y avoir des discussions sur les relations dans les entreprises, sur le ciblage des aides. Le redémarrage du chômage des jeunes peut justifier des mesures un peu fortes", souligne cet élu, pour qui l'emploi aidé ne peut pas être la réponse. GRANDE CONFÉRENCE SOCIALE Manuel Valls dispose d'un "dernier va-tout", estime-t-il encore : convoquer une grande conférence sociale à la fin de cette année ou au début de 2016 pour tenter de mettre d'accord les partenaires sociaux. "Le Premier ministre en parle. Il en a très envie. Mais il doit y avoir des choses suffisamment intéressantes pour que le Medef accepte de se mettre autour de la table sans franchir des lignes rouges comme le contrat de travail", ajoute-t-il. "S'il veut tout le monde autour de la table, il faut du contenu." En tout état de cause, une telle conférence sociale ne sera annoncée que si le Medef dit auparavant qu'il est d'accord, estime encore ce parlementaire. En attendant, le Premier ministre a confié en marge du congrès du PS à Poitiers vouloir aller vite pour faire passer le projet de loi sur la croissance et l'activité du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, quitte à recourir de nouveau à la procédure de l'adoption sans vote. Les députés "frondeurs" du PS, qui avaient refusé de voter ce texte en première lecture, exigent toujours des modifications sur un texte qu'ils jugent d'inspiration trop libérale. Sous la pression du PS, Manuel Valls a également promis d'engager le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, "première étape d'une modernisation" du système fiscal. Mais pour le reste, "tout ce qui sera en dehors de la question de l'emploi sera considéré comme non prioritaire", estime un député proche du Premier ministre. (Avec Julien Ponthus et Grégory Blachier)

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  • M8252219 le dimanche 7 juin 2015 à 19:24

    La boussole socialiste n'existe pas. aveugle, dogmatique: le q. dans les ors de la république. AUCUNE RÉDUCTION DU NOMBRE D'ÉLUS, trop bien payés. AUCUNE RÉDUCTION DU NOMBRE DES FONCTIONNAIRES,improductifs avec beaucoup trop de privilèges. NON SUPPRESSION DES STATUTS ET RÉGIMES SPÉCIAUX,trop de privilèges et peu productifs. C'est 30% de la population dite active qui pille la France. 58% du PIB dépensé en fonctionnement par l'état entre 15 et 20% de plus que nos voisins européen.